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Manifestations anti-G8 dans un calme relatif

De la musique accompagnait les deux cortèges qui ont fusionné à la frontière franco-suisse. Keystone

Cent mille alter-mondialistes ont manifesté dans un relatif calme dimanche contre le sommet du G8 à Evian. C'est moins qu'escompté par les organisateurs.

Ce contenu a été publié le 01 juin 2003 - 15:21

Genève et Lausanne ont connu diverses déprédations et escarmouches entre police et casseurs.

«Vous êtes 100 000 personnes à avoir résisté à une campagne de dénigrement dont a été victime notre mouvement», a déclaré Rémy Pagani, un des animateurs du mouvement anti-G8, sous les applaudissements.

Après quoi les manifestants ont été invités à rentrer chez eux. De manière générale, il a régné une atmosphère bon enfant durant la grande manifestation partie d'Annemasse et Genève et achevée sur la frontière franco-suisse.

Toutefois, en queue de cortège, une centaine de jeunes casseurs cagoulés ont mis à sac une station d'essence près de la frontière sous la huée de manifestants pacifiques.

Et des bagarres ont éclaté entre les casseurs et les manifestants pacifiques tentant de les retenir. La police n'est pas intervenue.

Musique et banderoles

En tête des manifestants du cortège parti de Genève, derrière une banderole portant l'inscription «G8 illégitime: annulez la dette», se trouvaient plusieurs ressortissants de pays du Sud réclamant l'annulation de la dette des pays du Tiers-monde.

Au rythme de la musique diffusé par le char confectionné par le Forum social lémanique, le défilé s'est déroulé sans débordements, avec une présence discrète des forces de l'ordre.

Un manifestant américain a déclaré à swissinfo qu'il a rejoint Genève pour manifester contre la présence américaine en Iraq et contre la politique étrangère de son pays.

Un couple londonien a pour sa part fait le déplacement pour venir demander «qui a élu Bush président du monde?»

La nouveauté de cette édition de la manifestation anti-G8, c'est la présence de deux équipes d'Amnesty International. Une française et une suisse, chargées, le cas échéant, de témoigner.

Outre les militants d'Amnesty, une dizaine de petits groupes de «Legal Team Europa» étaient également présents. Ce groupement avait fait ses premières armes d'observateurs pacifiques lors des sommes de Florence et de Gênes.

Violences à Lausanne

A Lausanne, durant toute la matinée, la ville a connu de nombreuses déprédations et des heurts entre casseurs et forces de l'ordre.

Les manifestants violents ont été repoussés dans le camping de La Bourdonnette. Plus tard, après contrôle d'identité, la police a fait évacuer la zone.

Toujours à Lausanne, les autres anti-G8 vaudois n'acceptent pas l'interdiction de manifester imposée par les autorités dans la matinée.

En ville, une assemblée générale doit décider de l'attitude à adopter après cette interdiction de manifester.

Plus loin, sur l'autoroute entre Genève et Lausanne, deux jeunes gens sont descendus en rappel depuis le pont en milieu de journée. L'un d'eux est tombé de plusieurs dizaines de mètres, vraisemblablement au cours de l'intervention de la police.

Blessé, le manifestant a été transporté en hélicoptère à l'hôpital. Les autres manifestants ont été arrêtés. L'enquête devra établir les différentes responsabilités, a indiqué la police au cours d'une conférence de presse.

swissinfo et les agences

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