Navigation

Locarno: le Léopard à l'affût

Le «Pardo», symbole du Festival de Locarno. swissinfo.ch

Dans le cadre du 53e Festival International du Film de Locarno, la compétition internationale a débuté jeudi, en nous emmenant pour commencer vers des horizons chinois. Dix-huit films sont en lice.

Ce contenu a été publié le 04 août 2000 - 11:11

«Feichang Xiari» de Lu Xuechang et «Xilu Xiang» de Fruit Chan ont ouvert les feux de la compétition. Orientation extrême-orientale qui n'étonnera pas les aficionados de Locarno: il y a longtemps que l'Asie y est très présente. Cette année, le Japon et le Vietnam sont également de la partie.

En compétition, le Nouveau Monde n'est représenté que par deux réalisateurs: le Brésilien Sergio Bianchi avec «Cronicamente Inviavel», et l'Américain Michael Almereyda avec «Hamlet», 43e version cinématographique du best-seller de notre ami William. Une version new-yorkaise et contemporaine très attendue.

En fait, c'est l'Europe qui se taille la part du lion dans cette sélection 2000. Une Europe bigarrée, qui nous paraît soudain étonnament grande, diverse, et culturellement riche.

Avec «Gostanza Da Libbiano», l'Italien Paolo Benvenuti nous propose sa vision d'un procès en sorcellerie qui se déroula en 1594 en Toscane. Quant à l'Allemand Philip Gröning, il revient à Locarno, où il avait été primé en 1992 pour «Die Terroristen», avec «L'amour, l'argent, l'amour». Egalement représentés, la Grande-Bretagne, le Portugal, la Géorgie, l'Autriche, et même l'Islande: «101 Reykjavik», de Baltasar Kormakur, est une comédie du Nord avec à son affiche la pourtant très méditerranéenne Victoria Abril.

Deux films français sont également en compétition: «Bronx-Barbès», d'Eliane de Latour, une plongée sociale au cœur des gangs qui hantent certaines villes d'Afrique de l'Ouest. Et puis, «Baise-moi», le brûlot de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi.

A noter encore un «film surprise», qui sera projeté dès le 11 août. Que sait-on de lui? Pas grand-chose, sinon qu'il a été «supprimé avant même son passage devant la commission de censure de son pays, puis caché», et qu'il «marque le début à la réalisation d'un grand auteur d'œuvres littéraires, cinématographiques et télévisuelles»...

Et la Suisse dans tout ça? Même si elle a, ces dernières années, plutôt brillé par son absence, il est arrivé que des réalisateurs helvétiques décrochent le fameux Léopard d'or: Alain Tanner en 1969, Francis Reusser en 1976, Fredi Murer en 1985... Mais ce ne sera pas le cas cette année. Le seul film suisse sélectionné en compétition, «Azzuro», du Valaisan Denis Rabaglia, a brusquement changé de catégorie...

Il sera projeté sur la Piazza Grande, le 12 août, pour la soirée de clôture. Pourquoi cette décision? «Afin de donner plus de poids à ce film, ambitieux et très réussi», déclarent les organisateurs, qui soulignent que ce choix a été fait en accord avec le producteur et le réalisateur de «Azzuro».

Bernard Léchot

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?