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Leuenberger plaide pour l'indépendance de la SSR

Moritz Leuenberger figurait parmi les invités du gala des 75 ans de la SSR. SF

Lors du gala des 75 ans de SRG SSR idée suisse à Berne jeudi soir, le ministre de la Communication a mis en garde l'entreprise contre les contraintes du marché.

Ce contenu a été publié le 08 décembre 2006 - 09:51

Sur la question d'une hausse de la redevance, Moritz Leuenberger souhaite que le gouvernement décide sur une base purement technique.

A ses débuts, c'était l'Etat qui entravait les libertés de la Société suisse de radiotélévision (SSR), a rappelé le conseiller fédéral, jeudi soir au Kursaal de Berne, à l'occasion du gala donné en l'honneur des 75 ans de la SSR SRG idée suisse. Plus tard, elle a mis elle-même en danger sa crédibilité par un zèle quasi missionnaire, a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, la SSR veut se faire une place dans la lutte pour les parts de marché, qui deviennent le credo suprême. Le public doit rester scotché devant le petit écran par le biais de spectacles, de conflits, de scandales. Pour les parts de marché mais aussi pour offrir une plateforme plus attrayante à la publicité que la concurrence.

Leuenberger endormi

Les émissions aux tons nuancés se trouvent de plus en plus en marge, a poursuivi Moritz Leuenberger. Dans l'émission dominicale de la Radio suisse romande (RSR) «La soupe est pleine», par exemple, il est toujours représenté comme un ministre un peu endormi, a-t-il rappelé. «Avec raison, car les émissions qui m'intéressent ne sont diffusées que vers minuit».

Mais la SSR a aussi une tâche publique: elle finance ses programmes par des redevances, a-t-il précisé. Celles-ci permettent des émissions qui ne doivent pas forcément se soumettre aux contraintes ou aux modes du marché.

Un débat purement technique

Moritz Leuenberger ne veut pas se laisser influencer par le débat qui agite la scène politique et médiatique autour l'augmentation de la redevance radio-TV de 6,5% demandée par la SRG pour 2007-2010.

Le gouvernement doit se prononcer sur ce projet d'ici février. Pour le ministre de la Communication, le débat est avant tout d'ordre technique et c'est sur ce plan-là qu'il va mener la discussion au sein du collège fédéral.

Cela ne n'a pas empêché le conseiller fédéral socialiste de lancer quelques-unes de ses pointes coutumières jeudi soir, comme cette redéfinition de «SRG»: «Sofort rauf mit den Gebühren» (hausse rapide de la redevance).

Députés opposés à la hausse

Au niveau politique, justement, cette hausse de la redevance de 72 millions de francs demandée par la SSR continue de faire des vagues. Jeudi, une majorité de 102 députés au Conseil national ont co-signé un postulat de Rolf Hegetschweiler (radical, Zurich) demandant au Conseil fédéral d'y renoncer.

Le texte enjoint le gouvernement de maintenir inchangée la redevance en 2007 et d'inciter les dirigeants de la SSR à couvrir leurs besoins financiers par des concepts innovateurs plutôt qu'en demandant une hausse de la redevance.

En investissant davantage les recettes de la redevance dans des émissions d'information bien documentées et factuelles, les chaînes de la SSR généreront plus de rentrées publicitaires.

swissinfo et les agences

Faits

En 2005, SSR SRG idée suisse a encaissé 1,537 milliard de francs suisses.

En chiffres ronds, ses recettes proviennent:
- de la redevance pour 1,1 milliard
- de la publicité TV et du sponsoring radio–TV pour 350 millions
- d'autres sources (comme la vente d'émissions à d'autres diffuseurs) pour 75 millions.

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SRG SSR idée suisse

En charge du service public en matière de médias, SRG SSR idée suisse célèbre cette année ses 75 ans.

La SSR propose 7 programmes de TV en allemand, français et italien (ainsi que des émissions en romanche, diffusées par la 1re chaîne alémanique) et 16 programmes de radio.

En plus des sites Internet des chaînes de radio et de télévision, elle offre aussi la plateforme swissinfo en 9 langues, destinée aux Suisses de l'étranger.

Au vu du poids inégal des régions linguistiques, la répartition des ressources amène la majorité alémanique à payer pour les minorités latines.

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