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LeShop.ch est sauvé

Après une grosse frayeur fin 2002, LeShop.ch peut respirer. Keystone Archive

Le supermarché en ligne est repris par des investisseurs privés. Les 69 emplois sont maintenus.

Ce contenu a été publié le 27 janvier 2003 - 11:24

ShoppingNet Holding SA injectera 10 millions de francs sur deux ans dans la société. Et l'objectif est d'atteindre l'équilibre financier d'ici à 2005.

«C'est une immense satisfaction», se réjouit Christian Wanner, directeur général de Le Shop. Il peut désormais envisager l'avenir avec beaucoup d'optimisme. «C'est la reconnaissance d'un savoir-faire qui a fait ses preuves.»

Basé à Chavannes-de-Bogis (VD), l'épicerie en ligne emploie 69 personnes, des places qui sont désormais sauvées.

Le supermarché online avait risqué la fermeture définitive à la fin du mois de décembre dernier. Son propriétaire, le groupe commercial bernois Bon appétit, avait en effet cessé d'investir dans cette filiale déficitaire.

Tripler les ventes



Le premier supermarché en ligne avait été lancé en Suisse en avril 1998.

LeShop s'est taillé une part de marché de 65 % dans le secteur, loin devant les grands distributeurs Migros et Coop. Mais il n'est jamais sorti des chiffres rouges.

Pour atteindre les chiffres noirs, l'entreprise «devra déployer dans les deux ans à venir environ trois fois plus de ventes pour être rentable», soit 40 millions de francs, selon l'entreprise.

Cet objectif est qualifié d'«ambitieux mais possible».

«Cela nous paraît plausible», surtout par rapport aux chiffres réalisés dans d'autres pays comme la France et la Hollande. Ces 40 millions correspondent au chiffre d'affaires d'un «supermarché moyen».

En Grande-Bretagne, les achats en ligne atteignent 1,4% de l'ensemble du commerce de détail. «En Suisse, affirme Christian Wanner, c'est vingt fois moins».

Trois fois plus de clients

Pour augmenter ses ventes, LeShop va développer sa gamme de produits. Mais, avant tout, «il faut essentiellement tripler la base de clients».

LeShop compte sur le bouche à oreille de ces derniers pour en séduire de nouveaux. «La moitié des nouveaux clients se font par ce biais.»

Le directeur de Leshop maintient que beaucoup de signes montrent que le marché a un fort potentiel de croissance.

Ainsi, Coop a décidé d'investir davantage dans ce secteur. Ce que LeShop ne considère pas comme un risque. «La concurrence pour nous, c'est surtout le supermarché du coin.»

ShoppingNet Holding SA est constitué de trois personnes, à savoir Philippe Thévenaz, Jacques Delafontaine et Daniel Salzmann, Il s'agit d'un investissement à titre privé, précise encore Christian Wanner.

Et l'argent frais qui sera investi dans la société devrait suffire. «Pour l'heure, un autre tour de financement n'est pas prévu».

Sursis à fin décembre

LeShop avait obtenu fin 2002 un sursis d'un mois après avoir entamé des tractations avec des investisseurs susceptibles de reprendre l'affaire.

L'épicerie affirme être le seul acteur sur son segment de marché à couvrir 80% de la population suisse.

La société vaudoise s'attend pour 2002 à un chiffre d'affaires de l'ordre de 12 à 13 millions de francs.

Quant à Bon appétit Group, traversant lui-même une phase difficile en raison de la retenue des consommateurs et de la pression sur ses marges, il n'était plus prêt à porter à bout de bras sa filiale.

Il faut dire que le groupe bernois a injecté 30 millions de francs ces trois dernières années dans l'épicier en ligne.

LeShop, qui compte 16'000 clients réguliers, s'efforce par ailleurs de se diversifier pour alourdir le panier de l'acheteur, qui se situe aux alentours de 197 francs à l'heure actuelle.

Il propose désormais quelques ouvrages «best-sellers» ainsi que des films en DVD. Les jouets pourraient aussi faire leur apparition dans la liste des produits.

swissinfo avec les agences

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