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Les vins suisses ont mal à leur image

La production des vignerons suisses est trop importante. Keystone

Les problèmes d'excédent de production portent préjudice au vin suisse. Pour redorer son image, l'Interprofession du vin (IVS) estime qu'il faut revoir les limites de rendement à la baisse.

Ce contenu a été publié le 08 février 2001 - 18:43

L'IVS part d'un constat. Si le consommateur reconnaît la qualité des produits, il a le sentiment que la relation qualité-prix est moins avantageuse que pour des vins d'autres pays.

Dans l'esprit des consommateurs, des rendements maxima autorisés ne sont pas compatibles avec des vins de haute qualité, explique Jean-Marc Amez-Droz, président de l'Organisme de promotion des vins suisses (OPVS), commission permanente de l'IVS.

Pour convaincre le consommateur qu'il doit payer le juste prix pour un vin suisse, la limitation est donc un élément déterminant. «A l'avenir, il faudra produire ce que l'on peut vendre et non plus vendre ce que l'on a produit», poursuit Jean-Marc Amez-Droz.

L'OVPS propose de redéfinir les limites établies par les règlements et les arrêtés fédéraux et cantonaux. Concrètement: déterminer des rendements plus faibles avec une tolérance de dépassement en cas de conditions climatiques et de marchés favorables.

«Actuellement, tous les vignerons qui se sont fait une belle réputation ont pris des mesures pour limiter les rendements, ajoute Jean-Marc Amez-Droz. Ils ont aussi développé des spécialités».

Mais il faut savoir à quel niveau fixer ces limites lorsqu'elles deviennent obligatoires pour tous. Les producteurs craignent de voir les rendements abaissés, sans valorisation du prix du kilo de raisin. Ce qui représenterait pour eux une baisse de revenu.

Sur proposition de l'OPVS, l'Interprofession du vin suisse a mis en place deux commissions, l'une technique, l'autre économique. Elles sont chargées de faire concorder les normes techniques de production avec les exigences du marché.

Ces commissions devront définir les modalités de l'introduction d'un label d'authenticité obligatoire pour tous les vins suisses de qualité, aisément identifiable par le consommateur.

Les premières mesures préconisées par ces commissions devraient entrer en vigueur pour la vendange 2001.

Alexandra Richard

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