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Les vacanciers préfèrent l'Autriche à la Suisse

La montagne est belle... En Autriche aussi. www.uni-konstanz.de

De plus en plus de touristes étrangers et helvètiques choisissent l'Autriche comme destination. Au détriment de la Suisse.

Ce contenu a été publié le 20 septembre 2002 - 20:27

En plus de la qualité de l'accueil, le coût peu élevé du séjour rend l'Autriche particulièrement attractive.

«Chaque restaurant autrichien compte une aire de jeu pour les enfants», relève Béatrice Böhlen une touriste suisse qui évoque ses vacances familiales en Carinthie.

«Nos enfants sont les bienvenus dans tous les endroits, ce qui est rarement le cas en Suisse», précise-t-elle encore.

Moitié moins cher

En plus de la qualité de l'accueil, le coût du séjour a permis à Béatrice Böhlen de réaliser des économies importantes.

«Les téléphériques, dit-elle, et les promenades en bateaux coûtent 50% de moins qu'en Suisse». Raison pour laquelle, elle compte bien retourner en Autriche cet hiver.

Ce cas est exemplaire. Il illustre bien la tendance actuelle: En 2001, les Suisses ont passé 2,7 millions de nuitées en Autriche, soit une augmentation de plus de 7% par rapport à l'an 2000.

Parallèlement en Suisse, les nuitées de touristes étrangers ont diminué de 9% en 2001. Et nombreux sont ceux qui vont chez nos voisins autrichiens.

Résultat, les hôteliers suisses ont vu leur chiffre d'affaires baisser de plus de 6% en une année. Et l'hôtellerie autrichienne a augmenté le sien de plus de 1,5%.

La cherté du franc suisse et le niveau de vie élevé sont des facteurs dissuasifs. Pour les vacances, la Suisse semble coûter 30 à 40% plus cher que dans d'autres pays en Europe.

Pas d'explications simplistes

Mais Urs Kamber, directeur de l'Office du tourisme du Val de Lech, dans le Voralberg, refuse les interprétations simplistes. La cherté n'explique pas à elle seule la défection des touristes.

Il donne sa région en exemple. Les touristes n'ont pas cessé d'affluer dans le Voralberg. Une région qui a pourtant la réputation d'être très haut de gamme. Donc onéreuse.

Urs Kambler, lui-même Suisse, constate que «la majorité des hôtels autrichiens sont tenus par des familles. Ce qui donne un certain charme à l'accueil. Et le service est meilleur».

75% des hôtes du Val de Lech sont des habitués de longue date. Souvent, ravis de leur expérience, ils prennent l'initiative de faire la publicité des lieux. Et le bouche à oreille fonctionne merveilleusement.

Krista Lausenhammer, directrice de l'Office du tourisme de la région de Vienne, confirme cette analyse. «Passer des vacances dans un hôtel familial augmente l'opportunité de mieux connaître les gens et de partager des moments privilégiés».

Manque de souplesse

Pour Thomas Allemann, économiste à l'Association suisse des hôteliers, les hôtels sont souvent moins flexibles en Suisse. Mais le problème numéro un reste celui du coût de la vie.

«Nous avons en Suisse, un système de classification très stricte pour les hôtels», relève Thomas Allemann.

En prenant pour exemple un hôtel quatre étoiles: «Ce genre d'établissement doit assurer la restauration 24 heures sur 24 avec un restaurant de qualité. Ce qui augmente les coûts».

Alors qu'en Autriche, un hôtel de même rang se contentera d'un service de demi ou de pension complète. Ce qui diminue les coûts.

Pour inverser cette tendance négative, Suisse Tourisme essaie de trouver des parades.

«De nombreux hôtels préparent des actions d'hiver, explique Silvia De Vito, de Suisse Tourisme. Ce qui devrait rendre le pays plus attractif».

«Toute la branche touristique suisse fait de gros efforts pour changer l'image d'une Suisse trop chère. Nous allons introduire, au niveau national, un nouveau standard qui devrait rendre les séjours moins chers et plus plaisants», conclut Silvia De Vito.

swissinfo

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