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Les trains suisses à la conquête de la Grande-Bretagne

Grapique CFF GB. CFF

Les CFF ont signé vendredi à Londres un accord de partenariat avec deux entreprises ferroviaires britanniques dans le domaine du trafic passager. Un premier pas sur le marché européen pour les Chemins de fer fédéraux.

Ce contenu a été publié le 01 septembre 2000 - 12:33

Il s'agit d'un partenariat entre John Laing Investments et M40 Trains company. Cette dernière, en tant que propriétaire de Chiltern Railways, détient une concession depuis cinq ans déjà sur un tronçon de 270 kilomètres entre Londres et Birmingham.

Une collaboration qui a pour but d'obtenir des concessions pour le trafic passager sur deux lignes, situées au sud-ouest de Londres: Thames (584 kilomètres) et Wessex (805 kilomètres).

Pour l'heure, ce n'est encore qu'un premier pas sur le marché européen. L'accord ne sera effectif que lorsque les autorités britanniques auront donné leur feu vert, soit d'ici à juin 2001. En effet, les lignes ferroviaires britanniques sont divisées en tronçons accordés à diverses entreprises pour des concessions de 12 à 20 ans.

Le coût de l'opération est estimé par les Chemins de fer fédéraux entre 100 et 200 millions de francs suisses. Mais plus qu'une affaire strictement financière, il s'agit surtout de l'entrée de la Suisse sur le marché européen du trafic passager régional.

Et Thierry Lalive d'Epinay, président du conseil d'administration des CFF, précise d'ailleurs qu'il s'agit avant tout d'apprendre les ficelles du business international dans ce domaine.

En échange, la Suisse offre à la Grande-Bretagne son image de marque et ses compétences. En effet, les CFF ont une excellente réputation outre-Manche. Il faut dire que les chemins de fer suisses détiennent le record européen du plus grand nombre de voyageurs par habitant. Par ailleurs, les Suisses possèdent un savoir-faire qui s'est perdu en Grande-Bretagne avec la privatisation, celui de savoir gérer un système intégré de véhicules et d'infrastructures.

C'est une belle affaire jugent les CFF, qui déplorent la saturation du marché suisse. Or, répète Thierry Lalive d'Epinay, «si une entreprise ne progresse pas, elle périclite». Pire, avec la libéralisation du marché européen du trafic passager régional, dans peu de temps, des entreprises européennes pourront faire des offres en Suisse.

Concrètement donc, les CFF n'ont pas vraiment le choix. S'ils veulent tout simplement survivre, ils sont dans l'obligation de devenir à leur tour des acteurs internationaux. Et ce contrat avec John Laing Investments et M40 Trains company est une première ébauche dans ce sens.

Catherine Miskiewicz

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