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Les Suisses en Israël à la veille des élections: les colons penchent pour Sharon

Les familles de colons juifs ont pris l'habitude de sortir armées dans la rue. Keystone Archive

Mardi, les élections israéliennes devraient marquer le retour du Likoud au pouvoir. Avec l'intifada, les colons israéliens de Cisjordanie et Gaza sont devenus une des cibles des activistes palestiniens. Pour faire la paix, Ehoud Barak propose de démanteler les plus isolées des implantations. Ariel Sharon, lui, y est opposé. Reportage dans une famille suisse établie dans une de ces localités.

Ce contenu a été publié le 04 février 2001 - 13:16

Juif religieux, David Bloch 33 ans est arrivé de Berne en 1988. «Parce que Dieu nous a donné cette terre», dit-il, il s'est installé dans la colonie de Talmon en 1991 avec sa femme et ses trois jeunes enfants. Une colonie isolée de Cisjordanie qu'Ehoud Barak prévoit de démanteler dans le cadre d'un accord de paix avec les Palestiniens.

Pour les Bloch, Ariel Sharon est donc le sauveur: «on espère qu'il va gagner l'élection, il a promis de ne pas évacuer de colonie», se réjouit Sarah, épouse de David.

Avec l'intifada, les 200 000 colons juifs des territoires sont devenus la cible des activistes palestiniens. Plus de la moité des 50 Israéliens juifs tués depuis le début du soulèvement sont des colons. L'étau se resserre autour d'eux. Pour sortir de Talmon, le gouvernement leur a construit une route de contournement des villages arabes, mais le relief escarpé favorise la guérilla armée.

Les pionniers du sionisme religieux sont devenus otages de la révolte de leurs voisins. Chez les Bloch, la peur s'est instillé. «C'est dangereux de sortir maintenant sur la route, explique David, les femmes ne sortent plus le soir, nous les hommes on est inquiet, on fait attention, on a renforcé la patrouille 24 heures sur 24 autour de Talmon, on a toujours notre arme sur nous, on reste vigilant».

Que veulent les Palestiniens ? «Ils veulent récupérer notre maison, notre localité, ils veulent tout, lance David. Je ne suis pas prêt à partir pour leur faire plaisir . Je n'ai pas besoin de la paix, si je n'ai plus de pays».

Comme beaucoup de colons, les Bloch ne sont font malgré tout pas trop d'illusion sur Ariel Sharon : «il va donner du terrain aux Palestiniens autour de nous, mais avec lui, les Palestiniens seront punis quand ils nous attaqueront», assure Sarah. A court terme, la poigne de fer d'Arik, comme ils l'appellent, les rassure.

Jérusalem, Georges Malbrunot

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