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Les Suisses d'Israël jugeront Ariel Sharon sur ses actes

Au crépuscule de sa vie, Ariel Sharon (à droite, en compagnie de Shimon Peres) saura-t-il jouer les faiseurs de paix? Keystone

Le nouveau Premier ministre israélien, Ariel Sharon, et les membres de son cabinet ont pris jeudi les rênes du pouvoir au lendemain de leur investiture au parlement. Les Suisses d'Israël attendent de voir la nouvelle équipe à l'oeuvre avant de prendre position.

Ce contenu a été publié le 08 mars 2001 - 21:40

De façon générale, les Suisses - ils sont le plus souvent binationaux - n'ont pas d'avis tranché sur le nouveau gouvernement israélien. Ils attendent de voir Ariel Sharon et ses ministres à l'œuvre avant de juger.

Natan Marcus, fils de l'ancien rabbin de Berne, porte l'uniforme. Il fait son service militaire dans l'armée israélienne. Il dit d'un ton désabusé: «je ne sais pas ce qu'il faut espérer de ce nouveau gouvernement. Mais j'ai quand même l'espoir que nous allons assister à l'émergence d'un nouveau Sharon, capable, au crépuscule de sa vie, de se montrer pondéré, responsable, faiseur de paix».

Pourvu, dit-il, que «le souvenir de l'ancien Sharon - cette image de foudre de guerre qui le poursuivait partout - finira par s'estomper, s'effacer». Natan Marcus ne se fait pourtant pas beaucoup d'illusions.

«Le pire qui pourrait arriver est la mise en place d'un gouvernement d'union nationale où la droite et la gauche se neutralisent réciproquement. Un gouvernement de la paralysie, de l'immobilisme, serait pour Israël une catastrophe».

Claire Lévy, originaire de Bienne, actuellement commerçante à Jérusalem, est également assez perplexe: «ce que je pense de ce gouvernement? 27 ministres, 14 vice-ministres, cela semble un peu beaucoup. J'espère qu'ils ne se marcheront pas sur les pieds, qu'ils feront du travail actif. Ce qui me donne de l'espoir que ce gouvernement soit de très large coalition. La gauche et la droite ensemble. C'est positif!».

Claire Lévy ne fait pas mystère de sa sensibilité de gauche. Elle a voté pour le candidat travailliste Ehud Barak à l'élection du Premier ministre au suffrage universel. Elle aimerait voir ses espoirs se réaliser: «j'espère que le processus de paix redémarrera bientôt et qu'il aboutira...»

Simon Léger, Jérusalem

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