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Les solutions qui ne contentent personne

A court terme, le Conseil fédéral veut rendre les médecins plus conscients de leurs responsabilités. Keystone

Les réactions aux réformes par étapes que le Conseil fédéral préconise pour l'assurance maladie sont très mitigées. Voire franchement hostiles.

Ce contenu a été publié le 24 mai 2002 - 10:53

Les autorités ne veulent pas agir dans la précipitation. Elles entendent réformer notre assurance maladie à court, moyen et long termes. Elles ont annoncé leurs solutions jeudi, à l'issue d'une séance extraordinaire à la Chartreuse d'Ittingen, en Thurgovie.

Rendre les médecins plus conscients

A court terme, le Conseil fédéral veut rendre les médecins plus conscients de leurs responsabilités en tant qu'utilisateurs de méthodes et de thérapies médicales.

Cette amélioration pourra se faire soit en édictant des lignes directrices, soit en imposant le recours à l'avis d'un deuxième médecin ou encore avec l'introduction d'une carte de santé.

L'allègement de la charge pesant sur les familles, lui, ne devrait être discuté qu'à moyen terme. Dans le cadre du débat sur la révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal), une révision déjà en cours.

A ce sujet, le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l'Intérieur (DFI) d'élaborer des modèles à l'intention du Parlement. Il s'agit d'améliorer l'objectif social inscrit dans la loi.

A plus long terme, le Conseil fédéral envisage une nouvelle révision de la loi. Une étude approfondie réexaminera la répartition des compétences, la maîtrise de l'offre et de la demande.

Quant à la suppression de l'obligation de contracter, une mesure demandée par les caisses et qui restreindrait le libre choix du médecin, le gouvernement n'en veut pas pour l'instant. Il prévoit d'en discuter seulement dans le cadre de cette révision future.

Un accueil mitigé

Mais force est de constater que ces propositions ne font pas l'unanimité. Seuls les socialistes et les démocrates-chrétiens soutiennent les mesures annoncées. Mais ils regrettent le calendrier annoncé.

«Il faut absolument agir rapidement pour réaliser efficacement ces propositions», souligne la porte-parole des PDC. Et Béatrice Wertli de poursuivre: «d'après le Conseil fédéral, ces changements ne devraient se faire que dans cinq ans. Et nous attendons tous des résultats maintenant.»

Les socialistes estiment, eux aussi, qu'il est urgent d'intervenir pour alléger la charge qui pèse sur les familles.

Plus à droite, les radicaux et l'Union démocratique du centre se montrent carrément déçus. Les deux partis souhaitent introduire une plus grande concurrence dans ce secteur.

«Nous nous attendions à un concept clair pour réformer l'assurance maladie et stabiliser enfin les primes qui ne cessent d'augmenter, regrette le porte-parole de l'UDC, Yves Bichsel. Ce que nous avons entendu ne correspond pas du tout à cela.»

La montagne a donc accouché d'une souris? Les radicaux le pensent aussi, eux qui regrettent «les décisions qui n'ont pas été prises», dixit Guido Schommer, secrétaire général du parti.

En fait, le gouvernement préconise des solutions proches de celles déjà proposées par la ministre de l'Intérieur socialiste, Ruth Dreifuss. Il est donc assez logique que la gauche soit satisfaite. Alors qu'à droite, on espérait un changement de direction.

swissinfo avec les agences

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