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Les parents des handicapés mentaux mènent campagne pour l’intégration

La Fédération des associations de parents de personnes mentalement handicapées - insieme - a donné samedi à Thoune le coup d’envoi à une campagne provocatrice de sensibilisation sur la différence. Avec en filigrane la peur de voir l’AI démantelée.

Ce contenu a été publié le 20 mai 2000 - 16:30

Interpeller de façon «impertinente» pour faire avancer les idées et briser les clichés sur la «normalité». Car tout, y compris le regard porté sur les handicapés mentaux, est une «question de point de vue». Telle est la philosophie de la campagne 2000 lancée par insieme, qui fête en même temps ses 40 ans d’existence. L’âge aussi de l’assurance-invalidité (AI). A ce propos, la conseillère fédérale, Ruth Dreifuss, qui a participé à l’Assemblée des délégués d’insieme, a dû répondre aux inquiétudes des parents de personnes mentalement handicapées sur l’avenir de l’AI.

La cheffe du Département de l’intérieur (DFI) pourra-t-elle soutenir complètement les revendications portées par insieme? «Cela ne fait pas de doute pour ce qui concerne la quatrième révision de la loi sur l’AI. Mais cela sera difficile s’agissant de la nouvelle péréquation financière en gestation entre la Confédération et les cantons. Car le Conseil fédéral est pour», souligne Claudia Babst, secrétaire centrale d’insieme.

Mais insieme dispose d’un atout de taille qu’elle peut exploiter tout au long de sa campagne de sensibilisation: l’adhésion populaire aux principes et aux acquis de cette assurance sociale unique. En juin dernier, près de 70 pour cent du peuple a rejeté la quatrième révision de l'assurance invalidité, signifiant ainsi son refus du démantèlement de l’AI.
Selon Claudia Babst, il existe un risque qu’à l’occasion de la cantonalisation des prestations collectives consécutive à la nouvelle péréquation financière, l’on assiste à une remise en cause du système actuel. Pour insieme, les personnes avec un handicap mental - 50.000 environ - constituent une minorité parmi toutes celles qui font la Suisse. En plus des prestations de l’AI, elles ont le droit à une instruction scolaire, à une formation professionnelle.

En quarante ans, concède Claudia Babst, des progrès immenses ont été accomplis, grâce à l’AI. Grâce également à l’évolution des mentalités. Prochaine étape: l’intégration des handicapés mentaux, en ouvrant les institutions, en trouvant de nouvelles formes d’habitats, de nouvelles formules de formation et de travail.

Jugurtha Aït-Ahmed

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