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Les Japonais boudent les montres suisses de luxe

C'est dans le segment des montres les plus chères que le recul est le plus net. Keystone Archive

Les attentats aux Etats-Unis ont sapé la confiance des amateurs japonais de montres suisses de luxe. Leurs distributeurs luttent pour qu'elle ne s'évapore pas totalement. Le Japon est l'un des plus importants marchés pour leurs fabricants.

Ce contenu a été publié le 19 septembre 2001 - 22:30

Les montres suisses de luxe se vendent moins bien depuis les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Un porte-parole de Mitsukoshi, l'un des grands magasins les plus prestigieux de Tokyo avoue qu'elles sont même en baisse.

«De l'ordre de 15% depuis une semaine. Même notre clientèle super-riche qui a les moyens de dépenser 100 000 francs et plus pour une montre suisse préfère attendre», déclare-t-il.

Ces deux dernières années, les horlogers suisses ont augmenté, dans une large mesure, leurs parts du marché japonais. Au point de contraindre les géants Seiko et Citizen à sceller une alliance dans les domaines du marketing et de la distribution pour résister à la concurrence suisse.

Le choc est surtout psychologique

Aujourd'hui, les fabricants suisses dépendent du Japon pour 20 à 30% de leurs ventes globales. Parfois plus, pour ceux qui pratiquent les prix les plus stratosphériques.

«Certaines marques seront plus touchées que d'autres. Et si l'économie américaine tombe en récession, la clientèle japonaise en subira les effets. Pour le moment, le choc est surtout psychologique», assure un responsable de Breitling à Tokyo.

«Nous continuons de réaliser de bonnes affaires au Japon», note Johann Rupert, le président du groupe de produits de luxe Richemont, qui englobe plusieurs marques de montres suisses. L'an dernier, son bénéfice d'exploitation a progressé de 33% à 712 millions d'euros.

«Les Japonais hésiteront à prendre l'avion après ces actions terroristes aux Etats-Unis. C'est une mauvaise nouvelle pour les bijouteries de Zurich, Lucerne et Genève. Leur clientèle est en majorité japonaise. Et leur chiffre d'affaires ne manquera pas d'être affecté», observe Tsuguo Chihara, du Japan Travel Bureau à Tokyo.

Georges Baumgartner, Tokyo

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