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Les clubs féminins d'investissement ont le vent en poupe

De gauche à droite: Simone Tabibian, Evelyne Herger et Sandra Décaillet. Ladies Investment Club of Geneva

Les mécanismes boursiers fascinent toujours plus de femmes. Après trois ans d'existence, le «Ladies Investment Club» zurichois vient d'ouvrir un nouveau groupe. Quant club genevois, il a multiplié le nombre de ses participantes en moins d'une année.

Ce contenu a été publié le 11 février 2001 - 13:31

La formule consiste à réunir un groupe de femmes disposées à investir pour saisir au mieux les subtilités du monde financier. «Notre devise tient en trois mots, déclare Simone Tabibian, cofondatrice du «Ladies Investment Club» à Genève, «Learning by doing» autrement dit, «apprendre en pratiquant».

Après quelques cours didactiques, les «ladies» s'engagent ainsi à investir de 5000 à 30°000 francs. Elles seront réparties dans six groupes d'une vingtaine de femmes en fonction de leur apport financier. Les décisions relatives à la gestion des portefeuilles sont prises d'un commun accord. Et, en conséquence, les bénéfices ou les pertes sont également partagés.

Pour assurer la formation autant que le conseil, les clubs d'investissement ont obtenu les concours de partenaires bancaires. Chaque groupe d'investisseuses bénéficie ainsi de l'encadrement d'un gestionnaire professionnel.

En mai de l'an dernier, un trio genevois lançait le premier Club d'investissement féminin en Suisse romande. Un succès incontestable. Et, au vu de la liste d'attente qui s'est rapidement formée, les organisatrices ont été contraintes de lancer une nouvelle antenne en octobre dernier.

Le résultat est réjouissant. A eux deux, les «Ladies Investment Club» genevois comptabilisent près de 215 adhérentes. Et, globalement, les sommes investies dépassent désormais les 4 millions de francs.

Difficile, en revanche, d'évaluer les gains réalisés. «L'objectif du club n'est pas de rentabiliser les mises de fonds, affirme Simone Tabibian. Les femmes veulent avant tout se familiariser avec les mécanismes boursiers. Nous privilégions donc l'apprentissage en douceur plutôt que la prise de risques excessifs.»

Et Simone Tabibian d'ajouter: «Après des gains qui ont dépassé 14%, les résultats du club suivent désormais les tendances boursières». Mais, affirment encore les organisatrices, «dans le pire des cas, les investisseuses ont réalisé une opération neutre».

La gent féminine ne semble d'ailleurs pas avoir été effrayée par les récentes fluctuations des marchés boursiers. Modèle incontesté pour l'organisation romande, le club zurichois a même ouvert une nouvelle antenne en décembre 2000.

«Après trois ans d'existence, nous rencontrons toujours le même succès se réjouit Verena Imof, cofondatrice du club d'investissement zurichois. Aujourd'hui, nous comptons quelques 360 membres. Et si nous ne sommes pas l'unique club féminin de la région, nous réalisons indéniablement les plus gros investissements sur les marchés financiers.»

Vanda Janka

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