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Les choses sérieuses ont commencé pour la Nati

Le défenseur Philippe Senderos et ses coéquipiers sont arrivés à Stuttgart. Keystone

L'équipe de Suisse de football a quitté son havre de paix de Bad Bertrich pour rejoindre Stuttgart, où elle dispute mardi soir son premier match de Coupe du Monde.

Ce contenu a été publié le 12 juin 2006 - 20:34

Face à la France, la Suisse va livrer une partie très importante sur la pelouse du Gottlieb-Daimler Stadion.

C'est déjà dans le stade de Stuttgart – anciennement appelé Neckar Stadion – que la Suisse a affronté l'Allemagne à deux moments-clé de son histoire.

Le 22 novembre 1950, c'était le premier match international de l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Et le 19 décembre 1990, c'était la première sortie de l'Allemagne réunifiée.

L'impression d'être à la maison

«Petite» ville de 590'000 habitants située non loin de la frontière avec la Suisse, Suttgart est également la patrie d'adoption du défenseur de l'équipe nationale Ludovic Magnin. En effet, ce dernier défend les couleurs du VFB Stuttgart dans le championnat allemand de Bundesliga.

Ludovic Magnin et ses compatriotes ont d'ailleurs pris leurs quartiers lundi dans l'hôtel attitré du club phare de l'Etat régional de Bade-Wurtemberg.

«J'ai la même chambre que d'habitude, se réjouit le joueur d'origine vaudoise. Ces petites habitudes comptent lors de moments spéciaux comme ceux-ci. J'ai vraiment l'impression de rentrer à la maison.»

Sans famille

Petite différence tout de même, le défenseur de l'équipe nationale ne pourra voir sa famille qu'après la rencontre de mardi soir.

«C'est vraiment avec ce déplacement à Stuttgart que l'on se rend compte où nous sommes, poursuit Ludovic Magnin. Nous sommes à la Coupe du Monde et c'est extraordinaire. Mais nous devons tout faire pour que les Suisses continuent à être fiers de nous.»

Une pensée spéciale pour maman

«Il faut préparer ce match comme un match normal. Même si c'est un événement spécial, il faut relativiser au maximum l'importance de l'enjeu», conseille, pour sa part, Ricardo Cabanas.

Pour le milieu de terrain de l'équipe de Suisse «l'engouement est énorme et tous les joueurs vont disputer, face à la France, le premier match de Coupe du Monde de leur vie. Au moment d'entrer sur le terrain, j'aurai une pensée spéciale pour ma maman et mon frère qui ont toujours été là pour moi».

Un peu plus loin, l'entraîneur Köbi Kuhn couve ses joueurs du regard. Présent comme joueur à la Coupe du Monde 1966 en Angleterre, le Zurichois connaît l'importance de tels moments dans la carrière d'un international.

Le salaire de l'effort

«C'est pour vivre ça que toute l'équipe s'est battue, souligne-t-il. Je dis toujours à mes joueurs que la reconnaissance du public et l'atmosphère dans un stade les soirs de matches très importants sont à considérer comme le salaire de tous leurs efforts.»

Mais contre la France, les Suisses tenteront d'aller chercher un peu plus que les honneurs.

Car, même si les champions du monde tricolores de 1998 comptent des individualités de très grande qualité comme Zinédine Zidane, l'exploit reste possible.

Les Français sont prêts

«Pourquoi ne parviendrions-nous pas à épingler une très grande équipe d'Europe et du monde comme la France?» s'interroge Köbi Kuhn.

Ce dernier n'omet pourtant pas de préciser que contrairement à ce qui s'est passé lors des deux derniers matches nuls entre les deux pays à Paris et à Berne, les Tricolores pourront cette fois compter sur Thierry Henry.

Absent lors de ces confrontations, l'attaquant d'Arsenal pourrait se voir opposé directement à ses deux coéquipiers suisses Philippe Senderos et Johan Djourou

Raymond Domenech critique la presse française

«Nous sommes conscients que ce match va être très difficile, a reconnu le capitaine des Bleus Zinédine Zidane en conférence de presse. Nous connaissons les Suisses, nous les avons rencontrés et nous savons que cette équipe joue très bien et sans complexes.»

Même son de cloche auprès du sélectionneur français Raymond Domenech qui affirme redouter les Suisses. A noter que ce dernier a reproché à la presse de l'Hexagone son manque d'impartialité.

Une chose est sûre: les choses sérieuses ont commencé.

swissinfo, Mathias Froidevaux à Stuttgart

Faits

Pour son premier match de cette Coupe du Monde 2006, la Suisse affronte la France à Stuttgart à 18h.
Lors de deux dernières confrontations entre les deux pays (durant le tour qualificatif pour ce Mondial), la Suisse et la France ont à chaque fois partagé l'enjeu.

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En bref

- L'équipe de Suisse a quitté ses quartiers généraux très tranquilles de Bad Bertrich lundi matin pour rejoindre Stuttgart.

- Le règlement de la FIFA exige des équipes qu'elles soient présentes dans la ville où elles jouent 24h avant le coup d'envoi du match.

- La ville de Stuttgart où dorment les Suisses est la capitale de l'Etat régional de Bade-Wurtemberg. C'est aussi le siège des constructeurs automobiles DaimlerChrysler et Porsche.

- Les prochains adversaires de la Suisse seront le Togo le 19 juin à Dortmund et la Corée du Sud le 23 juin à Hannovre.

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