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Les analystes sont partagés

Meilleurs que prévu, les résultats de Swiss ne suscitent toutefois pas toujours l'enthousiasme des analystes.

Ce contenu a été publié le 16 septembre 2002 - 14:48

Mais ils sont unanimes à estimer que l'adhésion de la compagnie à une alliance internationale devient urgente.

Avec une perte s'élevant à 447 millions de francs, estiment certains analystes financiers, «il n'y pas de quoi pavoiser».

«Tant mieux si Swiss fait de meilleurs résultat que prévu, confie Jérôme Schupp de la banque Syz & Co. Mais les pertes demeurent importantes.»

De son côté, Hilary Cook, analyste chez Barclays, estime au contraire que «ces résultats sont impressionnants». Elle ajoute que le parcours de la compagnie aérienne est «plus positif que ce à quoi on pouvait s'attendre il y a un an».

Plus mesuré, Jérôme Schupp ajoute que les données actuelles ne révèlent «pas grand chose» pour l'ensemble de l'année. Car, traditionnellement, le second semestre génère davantage de revenus.

A en croire Jérôme Schupp, les résultats sur l'ensemble de l'année devraient donc être meilleurs. Quoi qu'il en soit, Swiss ne pourra pas se contenter d'afficher une perte un peu moins élevée qu'un milliard de francs. Il faudra bien qu'elle soit rentable.

Encore trop tôt

Concernant l'équilibre des comptes, espéré pour 2003 par la direction de la compagnie, l'analyste estime qu'il est encore beaucoup trop tôt pour s'adonner à ce genre de conjecture.

Cela dépendra de très nombreux facteurs, estime Jérôme Schupp. Et notamment de l'éventualité d'un conflit en Irak, mais aussi de la conjoncture. «Il faut, dit-il, que l'économie tienne le coup.»

De son côté, Hilary Cook se veut plus optimiste: «Swiss est financièrement assez forte actuellement pour résister à de nouveaux remous».

Business plan farfelu

Jérôme Schupp suspecte Swiss d'avoir établi un business plan «globalement bas pour être sûr de pouvoir le surpasser». Cela, bien sûr, dans le but de rassurer les contribuables et les milieux politiques.

«Lorsqu'on réalise un chiffre d'affaires de 50 % plus élevé que prévu, dit-il, soit la compagnie connaît un succès phénoménal, soit le budget est farfelu.» Et, en l'ocurrence, l'analyste penche clairement pour la deuxième hypothèse.

Chez Barclays, Hilary Cook concède que, «dès le départ, Swiss s'est montrée très conservatrice dans ses prédictions». Motif: «ce secteur est très volatile et il est difficile de contrôler des facteurs externes tels qu'une guerre avec l'Irak ou les attentats du 11 septembre».

Alliance indispensable

Au-delà de ces prévisions, Jérôme Schupp considère comme «urgente» l'adhésion de la compagnie à l'alliance Oneworld. Ce rapprochement opéré, le visage de la compagnie pourrait changer.

Concrètement, il est possible que Swiss doive faire des concessions. Notamment au niveau des partages de vol.

La compagnie pourrait être contrainte de se redimensionner. Et certains vols attribués à Swiss pourraient disparaître.

Mais Hilary Cook n'en est pas sûre: «Le mélange de la clientèle 'discount' et 'business', pour qui le service et la flexilité sont importants, place Swiss dans une meilleure position que nombre de ses concurrentes».

swissinfo avec Billi Bierling et les agences

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