Navigation

Les ‘fantômes des neiges’ de Big White

swissinfo.ch

«Carte postale» de la Cinquième Suisse... Fabrice Rochat nous écrit de Brisbane, pour évoquer Vancouver et le Canada. Les J.O.? Non, simplement le lieu de ses dernières vacances de ski, juste avant que les Jeux ne commencent.

Ce contenu a été publié le 19 février 2010 - 16:03

C’est un peu pour échapper à l’été australien de Brisbane, où les températures descendent rarement au dessous de 25 degrés la journée avec une humidité pouvant atteindre les 90%, que nous avons décidé de passer trois semaines de vacances dans l’hiver canadien.

La veille de notre départ, il faisait 36 degrés et de gros orages tropicaux s’abattaient sur la Gold Coast (ville côtière au sud de Brisbane). A l’aube, nous prenions l’avion, et après 15 heures de vol au-dessus du Pacifique, nous posions à l’aéroport international de Vancouver…

Montagne à vaches

Durant notre séjour de cinq jours à Vancouver, nous visitons la ville principalement à pied ou en transports publics. Marché couvert sur la baie, pont suspendu, musée consacré à l’histoire des lieux depuis les premiers habitants autochtones.

Le temps est nuageux, mais sec, et relativement chaud pour la saison, avec des températures journalières d’environ 10 degrés. D’ailleurs, ce mois de janvier a été le plus chaud depuis les premiers relevés météorologiques. C’est bizarre, mais j’ai déjà entendu ce refrain en Australie, avec l’année la plus sèche jamais enregistrées ou en Suisse avec le mois le plus humide.

A Vancouver, à la veille des Jeux Olympiques, le manque de neige a évidemment posé un gros problème aux organisateurs. La station de ski de Cypress Mountain, lieu des compétitions de ski acrobatique et de snowboard, ressemblait plus à une «montagne à vaches» suisse, avec ses pâturages automnaux. Des camions et des hélicoptères ont même été réquisitionnés pour y apporter de la neige plus ou moins fraîche des alentours. De quoi entacher quelque peu l’image écologique voulue par le comité olympique…

La ville de Vancouver, é travers plusieurs points communs, fait penser à Genève, les gratte-ciel remplaçant les vieilles bâtisses historiques. Ces deux villes abritent des gens du monde entier. Ce sont aussi deux citées bordées d’eau avec de hautes montagnes toutes proches, coupées par une frontière avec un puissant voisin. Les Etats-Unis d’Amérique pour l’une, la France pour l’autre.

Big White Down Under

Retour à l’aéroport et départ pour Kelowna, petite ville à une heure d’avion à l’intérieur du Canada. Le vol nous permet de découvrir l’immensité du pays.

Nous survolons des forêts de pins à perte de vue, les cimes enneigées de la chaîne des Montagnes rocheuses et des lacs gelés. A peine débarqués, nos bagages à la main, nous prenons un grand bus - conduit par Dale, un «local» avec sa casquette bien enfoncée sur sa tête - en direction de la petite station de ski de Big White, à 60 kilomètres de là.

En arrivant, notre première surprise est l’accent australien de la plupart des jeunes qui travaillent dans la station. De la réceptionniste de l’hôtel (originaire de Cairns) au loueur de matériel de ski (habitant Melbourne) jusqu’à la monitrice de ski (vivant à Sydney)!

La raison de cet afflux d’«Aussies» est que la station a été développée par une famille australienne dans les années 80. Ces jeunes travailleurs amènent là leur joie de vivre et un dynamisme bien australien. Et c’est amusant de voir, le 26 janvier, jour de la fête nationale australienne, des dizaines de skieurs et surfeurs en shorts et T-shirts, arborant le drapeau australien, dévaler les pistes une bière à la main.

Neige en pagaille

Les conditions d’enneigement sont bien meilleures qu’en Australie et même qu’en Suisse, car la neige poudreuse abonde, sans la moindre plaque de verglas. Il tombe en moyenne sept mètres de flocons par année, à une altitude d’environ 2000 mètres. Cela se ressent à travers une météo souvent brumeuse et nuageuse.

Par rapport à ceux des Alpes, les sapins canadiens semblent plus hauts, et étroits à la base. Sur les hauteurs des pentes, les conifères sont entièrement recouverts de neige soufflée par des vents parfois violents. Ce phénomène est unique dans cette région du monde et est connue sous le nom de «snow ghosts», soit les «fantômes des neiges».

Nous ne verrons aucun animal sauvage – à part un écureuil! - puisque les ours hibernent en cette saison et que les caribous descendent dans la plaine pour brouter.

La station est conçue pour que la plupart les logements aient un accès directe aux pistes. Même si il n’y a pas le charme des vieux chalets suisses, les bâtiments sont joliment construits en bois et en pierre et ne dépassent jamais quatre étages. Toutes les commodités sont situées au centre du village et facilement accessible à pied ou en ski.

La relative faible affluence des skieurs, se répartissant sur plus de 118 pistes et seize remontées mécaniques, signifie que l’attente au télésiège est courte, et cela même en fin de semaine.

Le dernier soir, nous profitons de manger au restaurant «Swiss Bear» («L’ours suisse»). La décoration est très hétéroclite… aux murs, des photos du Cervin, des «coucous» de la Forêt noire, qui sonnent tous les quarts d’heure, et une cheminée moderne au centre de la pièce.

Au menu, des spätzlis et de la viande de canard. En ce qui concerne le dessert, nous n’essaierons pas la fondue au chocolat, mais opterons pour de la crème glacée au sirop d’érable…

Fabrice Rochat, Brisbane, pour swissinfo.ch

Fabrice Rochat

Vaudois. Fabrice Rochat est né en 1968 à Prilly, près de Lausanne. Il passe sa jeunesse à Bussigny.

Voyageur. Apprentissage de commerce, Ecole d'informatique de gestion, deux années de travail à l'UBS. Et la passion du voyage: à 19 ans déjà, il fait, sac au dos, le tour de l'Australie. Suivront d'autres voyages, surtout en Amérique.

Australie. Fabrice Rochat et sa compagne Sandra arrivent en Australie fin 1995 et s'installent à Sydney, où ils vivent jusqu'en 2002. Ils déménagent alors à Brisbane.

Métiers. Sandra travaille pour le gouvernement du Queensland, au «Département de l'Audit». Fabrice Rochat, après avoir passé plus de quatre ans à la maison pour s'occuper de leur fille Magali, a travaillé à l'Office des impôts fédéral comme employé administratif.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?