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Le Seigneur des AnnHowe

La "patte" John Howe: détail de "The Dark Tower". Howe

L'illustrateur John Howe, qui vit en Suisse depuis plus de vingt ans, a participé à la genèse du film-événement «The Lord of the Rings», sorti mercredi. Son regard.

Ce contenu a été publié le 19 décembre 2001 - 21:15

Le Canadien John Howe, installé dans la région neuchâteloise depuis de nombreuses années, est célèbre internationalement pour ses illustrations de Tolkien: calendriers, affiches, jaquettes de livres... Il n'est donc pas franchement étonnant que le réalisateur Peter Jackson ait fait appel à lui pour la création des concepts visuels et les dessins préparatoires de son gigantesque projet.

Même si «The Lord of The Rings» est une production totalement hollywoodienne, le film a été intégralement tourné en Nouvelle-Zélande. Le film, ou plutôt les films, puisque pour raconter l'ensemble du cycle, ce n'est pas moins de trois longs-métrages qui ont été réalisés. Et c'est le premier d'entre eux qui est sorti le 19 décembre.

Un univers à construire

«En Nouvelle-Zélande, hormis les beaux paysages, il n'y a rien, explique John Howe. Donc il a fallu recréer un monde particulier, une sorte d'Europe mythique. Et lorsqu'il s'agissait de filmer un château, il fallait dessiner le château du début à la fin. Ce n'était pas comme ici où on peut se pointer dans une ruine, ajouter deux ou trois choses et tourner une scène. Là il fallait tout prévoir.»

«L'agréable de la chose, c'est que les techniques modernes nous permettent tout. Donc quoi qu'on dessine, on peut le faire: soit avec les techniques digitales, soit en maquettes miniatures, soit en décor réel, tout est possible!»

Des mots aux images

«Tolkien n'invente rien, confiait il y a peu John Howe à la RSR. Même ses inventions sont basées sur une réalité légendaire, mythologique, qui est très solide, qui ne vient pas de nulle part. C'est basé sur une énorme connaissance de la culture européenne, et littéraire, et mythologique.»

Et d'ajouter: «finalement, quand on dessine, c'est plus un boulot d'archéologue que de créateur, parce qu'on va chercher ce qu'on sait pouvoir trouver. On cherche, on cherche, et puis finalement on trouve une image qui colle avec la vision que nous ont donnée les mots. Mais c'est beaucoup plus instinctif qu'intellectuel.»

On sait que le passage de l'écrit à l'écran est un art difficile... et rarement réussi, donc souvent frustrant pour les inconditionnels d'une œuvre littéraire. John Howe a-t-il hésité à participer à l'aventure de Peter Jackson? «On s'est dit qu'il vallait mieux être mêlé à quelque chose comme ça, quitte à ne pas avoir tout ce qu'on veut - puisqu'il y a un chef dans l'affaire et que c'est Peter Jackson - plutôt que, pour des raisons de puriste, ne pas participer et être un peu amer.»

Bernard Léchot

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