Navigation

Le secteur bancaire a sauvé les meubles

17% des établissements financiers ont connu les chiffres rouges en 2002. Keystone

Face à des marchés boursiers en baisse pour la deuxième année consécutive, les banques suisses ont réussi à limiter la casse en 2002.

Ce contenu a été publié le 02 mai 2003 - 18:09

Comme le relève la Commission fédérale des banques, les établissements ont su réduire leurs coûts et limiter leurs risques.

Avec 11,34 milliards de francs, le résultat global des 440 banques et négociants en valeurs suisses accuse une baisse de 10% en 2002. Si l'on considère les bénéfices, le recul est plus sévère: 9,34 milliards, soit une baisse de 25% par rapport à 2001.

Et si l'on prend en compte les résultats exceptionnels de l'année 2000, le secteur bancaire helvétique a carrément perdu plus de la moitié de ses profits.

Tels sont les constats tirés par la Commission fédérale des banques (CFB), qui présentait vendredi son rapport annuel pour 2002, une année à nouveau marquée par le recul des marchés boursiers.

La faute au CSFB et à la BCV

Dans ce contexte mitigé, la CFB juge «particulièrement réjouissant» le fait que les risques de crédit aient diminué de manière considérable depuis les années 90.

La Commission constate néanmoins un accroissement «notable» des charges de correctifs de valeurs, de provisions et pertes au cours des deux dernières années.

Cette progression, selon le gendarme de l'activité bancaire en Suisse, est «essentiellement imputable» au Credit Suisse First Boston (CSFB), mais également à l'assainissement tardif du portefeuille des crédits domestiques de la Banque cantonale vaudoise (BCV).

Par ailleurs, 22% des banques et négociants en valeurs mobilières ont réalisé en 2002 un résultat d'exploitation négatif et 17% terminent carrément l'année sur une perte.

Bien assez de fonds propres

Malgré cela, la CFB note avec satisfaction que la dotation en fonds propres des banques suisses est très confortable. Avec 121,43 milliards de francs, elle est ainsi «largement» supérieure au minimum obligatoire, qui serait de 76,47 milliards.

A fin 2002, une seule banque ne respectait pas les exigences légales en matière de fonds propres. Il s'agissait de la BCV, qui depuis a été recapitalisée et respecte à nouveau la limite, fixée à 120%.

swissinfo et les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?