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Le scénario 26/26 recueille les faveurs

Keystone

Les syndicats de Swissair Group ainsi que l'aéroport international de Genève sont clairement en faveur de la reprise par Crossair de 26 avions court-courriers et 26 avions long-courriers. Le capital nécessaire se situe autour de 4 milliards de francs, estime le Syndicat suisse des services publics (SSP).

Ce contenu a été publié le 14 octobre 2001 - 19:00

Si le projet Phoenix obtenait gain de cause, alors la Confédération devrait donner un signal clair d'ici à mercredi. Elle devrait être prête à débourser un milliard de francs pour la nouvelle compagnie, a indiqué dimanche à l'ats Daniel Vischer, président de la section trafic aérien du SSP.

Dans ces circonstances les banques seront aussi obligées de soutenir la solution Phoenix qui nécessite un très important effort financier. Le facteur temps joue ici un rôle décisif, selon le SSP.

Frein aux licenciements

Daniel Vischer s'est réjoui que le chef de Swissair Mario Corti et le patron de Crossair André Dosé aient montré leur préférence pour la solution 26/26. C'est le seul scénario permettant d'empêcher que le nombre des suppressions d'emplois dépasse les 10 000 prévus.

Les variantes se situant au-dessous de la proposition 26/26 mettent en danger la fonction de hub dont bénéficie l'aéroport de Zurich. Une solution 0/0 serait une catastrophe. De son côté, Zurich Unique, la société exploitant l'aéroport de Zurich-Kloten, n'a pas voulu s'exprimer. Elle a juste déclaré prendre acte de la situation en cours.

Markus Jöhl, président du syndicat des pilotes Aeropers, juge la situation de manière identique. Avec la variante 26/26, un nombre maximal de postes de travail peuvent encore être sauvé. Mais il y a encore d'autres problèmes à régler, notamment le problème des slots (autorisation de décoller et d'atterrir).

Il n'est en outre pas encore clair si le nom «Swissair» pourra encore être utilisé. Le danger que des créanciers de la nouvelle compagnie recourent à la loi pour faire valoir leur droit vis-à-vis de la «nouvelle Crossair» existe.

Genève-Cointrin aussi favorable au 26/26

L'Aéroport international de Genève (AIG)estime que le maximum d'avions, d'équipages et de destinations doivent être repris.

«L'option choisie devra toutefois être rentable», a indiqué dimanche à l'ats Philippe Roy, porte-parole de l'aéroport genevois. L'AIG demande que tout soit mis en oeuvre pour assurer le plan social, qu'il faudra malgré tout mettre en place.

Philippe Roy a souligné que l'aéroport de Genève serait de toute façon moins touché que son homologue zurichois. «Nous n'avons qu'un vol long-courrier Swissair au départ de Genève». L'aéroport souhaite ardemment le conserver, quelle que soit la solution prise en considération.

La position des banques

Le Credit Suisse Group (CSG) préfère, lui aussi, le projet de reprise de 52 avions Swissair. La deuxième banque du pays s'engage à soutenir ce processus, selon sa porte-parole Karin Rhomberg. L'UBS a également pris note des trois scénarios proposés, a commenté son porte-parole. Christoph Meier n'a toutefois pas précisé pour quelle variante son employeur penchait.

Les partis campent sur leurs positions

Le parti radical se réjouit que tout le monde tire à la même corde au sein de la Task force mais estime que c'est maintenant au tour des milieux économiques de s'engager. Le Parti socialiste, lui, exige que le capital-actions nécessaire à la nouvelle société soit réuni cette semaine encore. Il estime que le sauvetage de la compagnie nationale est réalisable.

De son côté l'UDC reste critique et refuse que Berne fournisse à nouveau de l'argent «à fonds perdus». Pour sa part, le PDC opte pour le projet 26/26 estimant qu'il s'agit de la seule possibilité viable.

swissinfo avec les agences

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