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Le projet EasyRide veut unifier les titres de transport

Lancé par La Poste, les CFF et l'Union suisse des transports, un projet vise à remplacer les billets de transport par une carte à puce valable pour les trains et les bus dans toute la Suisse. Il sera testé le mois prochain à Genève et à Bâle.

Ce contenu a été publié le 22 janvier 2001 - 18:54

Après la carte de crédit, la carte téléphonique, la carte de fidélité délivrée par les grandes surfaces ou la carte d'accès pour le cinéma, voici venir la carte électronique de transport.

«C'est une première mondiale, explique Roman Baur, porte-parole du projet, car les clients n'auront aucune manipulation à effectuer.» Muni de sa carte à puce, le voyageur n'aura en effet plus besoin d'acheter son billet, ni de le composter.

Des détecteurs installés dans les véhicules enregistreront son arrivée et sa sortie. A la fin de chaque mois, le client recevra une facture détaillant l'ensemble de ses trajets. La carte sera en effet valable pour l'ensemble des transports publics.

Selon Roman Baur, ce projet cherche en premier lieu à simplifier la vie des usagers. Mais les entreprises de transport pourront également en tirer profit. A l'image des cartes de fidélité délivrées par les grandes surfaces, EasyRide devrait permettre de connaître précisément les habitudes des voyageurs et les taux de fréquentation des différentes lignes. Des économies pourraient également être faites au niveau des billetteries.

Reste qu'avant d'épargner, les entreprises de transport public devront d'abord consentir des investissements devisés à 600 millions de francs. Cette somme devrait permettre d'équiper les quelque 11°000 trains, bus, tram, et autres bateaux gérés par les 300 entreprises de transport qui desservent la Suisse.

Le premier test grandeur nature qui aura lieu le mois prochain à Bâle et à Genève devrait permettre de mesurer la viabilité du projet et, en particulier, l'intérêt de la clientèle. Mais Roman Baur se montre confiant: «Notre carte à puce offre le même confort d'utilisation que l'abonnement annuel des CFF, lequel rencontre un grand succès. De plus, notre carte sera accessible à toutes les bourses, contrairement à l'abonnement des CFF».

Pour mettre toutes les chances de leur côté, les promoteurs du projet travaillent étroitement avec le préposé fédéral à la protection des données. Ainsi, les entreprises de transport associées au projet recevront des informations anonymes. Le futur client pourra également choisir la formule du billet électronique. Sur le modèle des cartes téléphoniques «prepaid», ce billet anonyme sera crédité d'une somme d'argent débitée à chacun de ses trajets.

Frédéric Burnand

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