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Le prix du polar français couronne un journaliste suisse

Le Prix du Quai des Orfèvres est décerné sur manuscrit anonyme. Keystone

André Klopmann, journaliste à La Liberté, a obtenu cette semaine à Paris le Prix du Quai des Orfèvres pour son premier roman policier, " Crève, l'écran ".

Ce contenu a été publié le 25 novembre 2001 - 21:31

C'est la première fois, depuis la création de ce prix littéraire en 1946, que l'heureux lauréat ne soit pas un écrivain français. C'est également la première fois qu'André Klopmann, 40 ans, auteur déjà d'une douzaine d'ouvrages, écrit un polar. Grand admirateur de Georges Simenon, il lit quantité de romans policiers et voit tout autant de films policiers au cinéma.

L'intrigue se déroule dans une grande chaîne de télévision, Général TV, où plusieurs techniciens meurent dans de mystérieuses circonstances. Le décor ? Le Festival de Cannes, qu'André Klopmann connaît bien. Il s'occupe lui-même du Festival du film de Genève.

«A 20 ans, je pensais que les journalistes étaient des justiciers. L'expérience m'a montré que ce n'était pas le cas» , raconte ce journaliste qui a pratiquement collaboré à tous les médias de la presse romande, notamment à L'Hebdo et à la TSR. Longtemps animateur de la Revue juive, ce jeune homme pressé travaille actuellement à La Liberté de Fribourg.

Enquêtes de police en Suisse et en France

Le Prix du Quai des Orfèvres est décerné sur manuscrit anonyme. Il est remis par le préfet de police de Paris. Et les éditions Fayard publient traditionnellement l'ouvrage primé. Le tirage sera de 100.000 exemplaires, dont 6.000 pour la Suisse romande. L'auteur de " Crève, l'écran " a déjà annoncé que son prochain roman policier était en cours.

André Klopmann a confié à La Liberté que ce prix lui avait causé un petit désagrément: pour éviter de remettre un prix à un auteur au casier judiciaire chargé, les polices française et suisse ont effectué des enquêtes minutieuses sur l'écrivain. Le président du jury n'est autre que Gérard Girel, le directeur de la Police judiciaire, qui travaille au 36, quai des orfèvres, à Paris.

Ian Hamel

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