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Le Parti socialiste s’attaque à la réforme de ses structures

Christiane Brunner, qui fait figure de favorite pour reprendre la présidence du PS, a lié sa décision de se porter candidate au succès des réformes. Keystone

Le comité directeur du PS entame samedi l’examen du projet de réforme des structures du parti. Un chantier qui devrait aboutir en octobre, lors du Congrès de Lugano.

Ce contenu a été publié le 26 mai 2000 - 19:40

L’idée d’une réforme des structures du PS s’était imposée en février, à l’issue d’un séminaire destiné à rétablir le dialogue au sein de la direction du parti, mais qui avait débouché en fait sur un approfondissement de la crise opposant partisans et adversaires de la présidence.

Aujourd’hui, la situation est tout autre, puisqu’au combat des chefs a succédé l’absence, ou presque, de chefs. Il y a un peu plus d’un mois, Ursula Koch démissionnait, invoquant des raisons de santé. Et au début de cette semaine, c’était au tour de Jean-François Steiert, le secrétaire général, de jeter l’éponge.

Voilà donc une partie de l’équation résolue. Mais la réforme des structures - préparée entre-temps par un groupe ad hoc, formé de Christiane Brunner, de Franco Cavalli et de la conseillère fédérale Ruth Dreifuss - est-elle pour autant acquise? Rien n’est moins sûr.

Ce projet qui vise, selon le président du Groupe socialiste au Parlement, Franco Cavalli, à «davantage d’efficacité, mais aussi davantage de démocratie» est en effet, avant même le début du débat au sein du comité directeur, sévèrement critiqué.

Des critiques qui portent notamment sur la réduction de la direction du parti à sept membres, en faisant la part belle aux parlementaires et en enlevant au secrétaire général son droit de vote. Les Jeunes ainsi que les Femmes socialistes ont déjà réagi, le week-end dernier, en protestant contre l’idée de supprimer le siège qui, actuellement, leur est d’office réservé.

Qui plus est, la question des structures est d’ores et déjà liée à celle de la succession d’Ursula Koch. Christiane Brunner, qui fait figure de favorite pour reprendre la présidence, a décidé de se porter ou non candidate en fonction de l'issue des réformes.

Le débat qui s’ouvre ce samedi n’est donc pas prêt d’aboutir. C’est au Congrès de Lugano, au mois d’octobre, que les socialistes se prononceront sur une éventuelle réforme des statuts. Ils éliront aussi, lors du même Congrès, un nouveau leader.

Pierre Gobet

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