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Le Gothard sous la loupe d'un spécialiste

Des experts à la recherche d'éléments de preuve dans les restes calcinés d'un des camions. Keystone

Jean-Claude Martin, une sommité mondiale en matière d'incendie, a pénétré sous le Gothard. Pour passer la «zone rouge» au peigne fin.

Ce contenu a été publié le 06 novembre 2001 - 10:54

Le déblayement de la fameuse «zone rouge» - ces 350 mètres de tunnel où l'enfer a éclaté le 24 octobre dernier - ne pourra pas commencer aussi vite que prévu. L'intervention des spécialistes et techniciens sur place aurait dû démarrer en fin de semaine.

Elle sera sûrement reportée, précise le commissaire Mario Ritter, porte-parole de la police tessinoise. «Nous devons attendre les conclusions du professeur Martin qui aura besoin de plusieurs jours pour terminer la vérification du lieu de l'incendie».

Plus que cinq disparitions

Jean-Claude Martin est arrivé lundi matin à Airolo. Professeur à l'Institut universitaire de police scientifique et de criminologie de Lausanne, il est considéré comme une sommité pour tout ce qui touche au feu. Il avait notamment été entendu, comme expert, durant l'enquête sur l'incendie du Dôme de Turin. Un sinistre qui a failli détruire le Saint-Suaire.

Lorsqu'il les aura rassemblées, Jean-Claude Martin transmettra ses données à Antonio Perugini, le procureur chargé de l'enquête. Les techniciens devront ensuite en tenir compte en vue des mesures à prendre pour le nettoyage de la «zone rouge».

Lundi, le commissaire Ritter n'était pas en mesure de dire combien de personnes seront occupées à ces travaux et pour combien de temps: «il y aura plusieurs équipes de six à huit hommes mais je ne peux pas donner plus de détails actuellement. Nous en sommes encore à la phase préparatoire de l'intervention».

Diminution des avis de disparition

Entre-temps une dizaine de voitures et quelques camions ont pu être extraits du tunnel. Il s'agit des véhicules qui encombraient la «zone noire», des deux côtés de l'accident. Au Tessin, ils ont été parqués sur la zone militaire d'Ambri, à disposition de leurs propriétaires. Nombre d'entre eux cependant sont très endommagés.

Douze jours après l'accident, le nombre d'avis de disparition est descendu à cinq lundi, selon les indications fournies par Mario Ritter. A titre de comparaison, il était de 200 quelques heures après l'accident du 24 octobre dernier. Le bilan provisoire est donc de onze morts dont neuf ont été formellement identifiés.

Le dixième cadavre devrait être celui du chauffeur turc à l'origine de la collision tandis que les restes d'une onzième victime ont été récupérés la semaine dernière. Les examens d'ADN diront s'il s'agit bien de ceux du chauffeur paraguayen résidant en Italie. Son collègue ne l'avait jamais vu sortir du tunnel.

Gemma d'Urso, Lugano

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