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Le français sauve sa place dans les écoles zurichoises

L'initiative réclamait une seule langue étrangère au primaire. Keystone

En plus du scrutin fédéral, on votait aussi dans les cantons ce week-end. A Zurich le peuple a nettement refusé de repousser l'apprentissage du français à la 7e année scolaire.

Ce contenu a été publié le 26 novembre 2006 - 18:06

Par ailleurs, trois cantons alémaniques ont accepté de baisser leurs impôts et à Fribourg, la gauche a sauvé ses positions au gouvernement cantonal.

Les écoles du canton de Zurich continueront à enseigner le français et l'anglais au primaire. Dimanche, les citoyens du canton ont refusé à 58,5% l'initiative dite "Pour une seule langue étrangère au primaire".

La Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique a exprimé sa satisfaction. Pour elle, le résultat zurichois vient consolider l'objectif d'une intensification de l'apprentissage précoce des langues dans la Suisse plurilingue.

Ainsi, le canton le plus peuplé du pays donne un signal fort en faveur de l'harmonisation du système scolaire. Des initiatives semblables ont déjà échoué ces derniers mois à Schaffhouse, en Thurgovie et à Zoug.

Les petits Zurichois apprennent le français dès la 5e primaire depuis plusieurs années déjà. Et depuis la rentrée 2006, l'anglais est enseigné dès la 2e année dans toutes les écoles du canton.

Les auteurs de l'initiative, des enseignants pour la plupart, estimaient que c'était trop demander aux enfants. Ce d'autant plus qu'ils ont déjà des difficultés à bien apprendre le bon
allemand.

L'initiative ne précisait pas quelle langue les élèves du primaire auraient continué à apprendre. Mais les initiants estimaient que la direction de l'instruction publique n'aurait dû garder que l'anglais, car il est plus populaire, selon eux. L'étude du français aurait ainsi été repoussée au secondaire.

Baisses d'impôts

Par ailleurs, trois cantons alémaniques ont accepté ce week-end de baisser substantiellement leurs impôts.

En Argovie, la modification de la loi fiscale doit non seulement soulager les entreprises mais également les personnes à revenu modeste.

Zoug renforce encore sa position de paradis fiscal en réduisant la double imposition des sociétés, tant sur les bénéfices que sur le capital. Les familles et les personnes handicapées auront également droit à de nouvelles réductions.

Quant à Uri, mal placé dans l'échelle fiscale, il devrait y gagner quelques places avec une révision de la loi qui bénéficiera surtout aux entreprises, avec notamment une réduction de moitié de l'impôt sur les bénéfices.

Soleure bannit la cigarette

Les Soleurois de leur côté ont adopté la loi anti-tabac la plus stricte du pays. La cigarette sera désormais interdite dans tous les lieux publics ainsi que dans les cafés et les restaurants.

Les moins de 16 ans ne pourront plus acheter de tabac. La publicité pour ces produits sera bannie de l'espace public. Les votants avaient le choix entre deux variantes de la loi, ils ont choisi celle qui va le plus loin.

De nombreux cantons sont actuellement en train de renforcer leurs lois anti-tabac. 80% des Tessinois ont accepté au printemps dernier d'interdire la fumée dans les cafés et les restaurants. Dans les cantons de Vaud, Genève, Fribourg et Zurich, des initiatives similaires ont été lancées ou déposées.

La gauche s'en sort à Fribourg

Ce week-end marquait également le second tour de l'élection au gouvernement fribourgeois.

Menacés, les socialistes sont parvenus à y maintenir tout de même leurs deux sièges. Ni le Parti radical (centre droite) ni l'UDC (droite dure) ne sont parvenus à lui en ravir un. La formule du gouvernement reste inchangée.

Bex ne veut plus de ses requérants

Enfin, dans la petite commune vaudoise de Bex, marquée récemment par une descente de police très médiatisée contre des dealers de cocaïne, le peuple a accepté, par 53% de oui, une initiative de l'UDC qui demande aux autorités de racheter et de réaffecter le bâtiment du centre pour requérants d'asile.

swissinfo et les agences

Faits

Selon le dernier recensement fédéral de 2000, 63,7% de la population résidente en Suisse parle l'allemand comme langue principale (4,6 millions de personnes)
20,4% le français (1,4 million)
6,5% l'italien (470'000)
0,5% le romanche (35'000)
9% des langues étrangères (656'000)
En Suisse alémanique, 23,4% des personnes actives utilisent l'anglais au travail, 19,7% le français et 11,1% l'italien.
En Suisse romande, 17,7% l'anglais, 15,4% l'allemand et 6,8% l'italien.
En Suisse italienne, 17,7% l'anglais, 22% l'allemand et 16,9% le français.

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