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Le droit à l'eau n'est toujours pas reconnu

L'eau, un élément essentiel pour le développement durable. Keystone

La Suisse se satisfait de la déclaration adoptée mercredi à l'issue du 4e Forum mondial de Mexico qui souligne l'importance de l'eau pour le développement.

Ce contenu a été publié le 23 mars 2006 - 14:16

Pour autant, le 'droit à l'eau' n'est toujours pas reconnu comme un droit humain fondamental.

Organisé durant une semaine à Mexico par le Conseil mondial de l'eau (CME) et les autorités mexicaines, le Forum a pris fin mercredi après une réunion ministérielle de deux jours.

Dans leur déclaration finale, les représentants de 148 pays, dont la Suisse, reconnaissent l'importance cruciale de l'eau, en particulier de l'eau potable, pour le développement durable.

Comme à Kyoto il y a trois ans, ils réitèrent leur appel pour atteindre les objectifs du millénaire, soit réduire de moitié, d'ici 2015, la partie de la population mondiale qui est privée d'accès à l'eau potable.

Sous-directeur de l'agence suisse pour le développement et la coopération (DDC) et chef de la délégation helvétique à Mexico, Remo Gautschi observe que la déclaration finale réaffirme dans l'ensemble ce qui avait déjà été décidé lors des précédentes réunions.

Rôle des pouvoirs locaux

La nouveauté, c'est la reconnaissance du rôle clé que jouent les pouvoirs locaux dans le développement d'un accès durable à l'eau et aux services d'assainissement. «Des actions locales pour un défi mondial» était le thème, cette année, du Forum mondial de l'eau.

Globalement, la Suisse est «satisfaite» de la déclaration finale. «Bien sûr, ajoute Remo Gautschi, nous aurions souhaité un texte qui mette davantage l'accent sur des objectifs concrets, surtout en ce qui concerne l'environnement.»

«Mais cette déclaration a permis d'aboutir à un consensus au sein des Etats participants. On ne peut pas toujours obtenir le maximum...»

Droit humain fondamental

Quatre pays – Cuba, la Bolivie, le Venezuela et l'Uruguay – ont approuvé la déclaration avec des réserves et ont adopté deux déclarations annexes qui mentionnent clairement le droit à l'eau comme étant un droit humain fondamental.

Peu avant la fin du sommet, les Organisations non gouvernementales (ONG) avaient lancé un appel à reconnaître le «droit à l'eau pour tous».

Les Etats doivent «protéger l'eau de la mainmise des multinationales», renforcer et améliorer l'approvisionnement public en eau plutôt que de miser sur des partenariats avec des entreprises privées, estime Pipo Hofstetter de la coalition des œuvres suisses d'entraide Alliance Sud.

Le Forum mondial de l'eau 2006 a réuni au total 13'000 représentants de gouvernements, d'institutions internationales, des autorités locales, des organisations non gouvernementales et de l'industrie de l'eau. Le prochain Forum mondial se tiendra en 2009.

swissinfo, Isobel Leybold-Johnson
(Traduction de l'anglais: Alexandra Richard)

En bref

Le 4e Forum mondial de l'eau, organisé par le Conseil mondial de l'eau (CME) et les autorités mexicaines, s'est tenu à Mexico du 16 au 22 mars.

La délégation suisse était emmenée par le sous-directeur de la Direction du développement et de la coopération (DDC) Remo Gautschi.

Elle était aussi composée de représentants de l'Office fédéral de l'environnement et de l'Office fédéral de l'agriculture.

Bruno Oberle, directeur de l'Office fédéral de l'environnement, représentait le Président de la Confédération et ministre de l'environnement Moritz Leuenberger.

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