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Le Credit Suisse renoue avec les bénéfices

Le Credit Suisse Group a repris des couleurs en 2003. swissinfo.ch

Le Credit Suisse Group (CSG) a dégagé un bénéfice net de 5,209 milliards de francs en 2003, contre une perte nette historique de 3,3 milliards en 2002.

Ce contenu a été publié le 12 février 2004 - 07:45

L'afflux net de nouveaux capitaux sur l'année s'est élevé à 4,8 milliards de francs, en hausse de 41% sur douze mois.

Au dernier trimestre, le résultat net s'est élevé à 1,2 milliard, contre un déficit de 950 millions entre octobre et décembre 2002, indique jeudi le CSG. Les produits bruts ont atteint 26,8 milliards sur l'ensemble de l'exercice, en recul de 4%.

Les charges d'exploitation ont reflué de 20% à 18,9 milliards. Les dépenses ont notamment baissé de 19% à 13,6 milliards de francs pour le personnel, après une sévère cure d'amaigrissement de ses effectifs.

Effectifs en chute libre

Suite notamment à des cessions dans le secteur de l'assurance (Winterthur) à l'étranger et à un programme de restructuration, le total des collaborateurs du numéro deux bancaire helvétique a reculé de 22% sur un an, à 60'837 personnes, ressort-il du rapport annuel.

En Suisse uniquement, 1609 postes ont disparu dans la banque, ce qui portait les effectifs à 19'661 à la fin décembre. Dans l'assurance, le CSG occupait 6426 employés à la fin 2003 en Suisse, soit 637 de moins qu'un an auparavant.

Cité dans le communiqué, Oswald Grübel, copatron du CSG, rappelle qu'à la fin 2002, «nous avions défini des mesures qui étaient nécessaires pour que le CSG redevienne profitable». L'établissement a taillé dans le vif notamment au niveau de la banque, de la Winterthur et de sa banque d'affaires, le Credit Suisse First Boston (CSFB).

Ces mesures ont été mises en oeuvre «avec succès», commente Oswald Grübel. L'autre codirigeant du CSG, le patron du CSFB John Mack, ajoute que l'objectif est de continuer à «respecter la discipline des coûts et à tirer parti de manière ciblée des possibilités d'affaires qui se présentent, afin d'augmenter les revenus en 2004».

Gros profit au CSFS

Dans le détail, l'unité CSFB a dégagé l'an dernier un bénéfice net de 870 millions de francs, contre une perte de 1,2 milliard en 2002. La division Credit Suisse Financial Services (CSFS), qui chapeaute notamment les affaires bancaires en Suisse et la Winterthur, a quant à elle dégagé un profit de 4,3 milliards, qui suit un déficit de 271 millions l'exercice précédent.

«Les segments d'assurance ont enregistré un redressement remarquable en 2003», a commenté le CSG. Il invoque comme explication des résultats financiers plus élevés, des frais administratifs «nettement plus bas» ainsi qu'une amélioration des résultats techniques et du règlement des sinistres.

La rentabilité des fonds propres a atteint 17,2%, contre - 10% en 2002. Le total des capitaux gérés par le CSG se montait à 1199 milliards de francs à la fin décembre, en hausse de 3,4%. Le CSFS gérait 720,4 milliards (+ 6,3%) et le CSFB 478,6 milliards (- 0,8%).

Pour l'exercice en cours, le CSG est optimiste, «compte tenu de l'activité de ses clients dans le marché et en raison d'un meilleur environnement économique». Le groupe table pour 2004 sur une amélioration des résultats dans tous ses domaines d'activités.

Dividende multiplié par cinq

Ces bons résultats font bien sûr le bonheur des investisseurs. Le conseil d'administration du CSG a décidé de fixer le dividende à 50 centimes par action pour l'exercice 2003, contre 10 centimes l'an dernier.

Cette proposition sera faite à l'assemblée générale du 30 avril prochain. Sous réserve de l'approbation des actionnaires, le remboursement aura lieu le 12 juillet.

Les analystes ne se sont cependant pas montrés enthousiastes face aux résultats du CSG. «Ils sont certes d’environ 40% supérieurs aux attentes, souligne Christoph Ritschard, analyste à la Banque cantonale de Zurich. Mais le CSG a profité d’un certain nombre d’événements extraordinaires.»

«Un changement de la loi fiscale en Allemagne a par exemple rapporté un gain de 650 millions de francs à la Winterthur, poursuit-il. Sans de tels événements extraordinaires, le bilan du CSG serait beaucoup plus nuancé.»

«Ainsi, il y a certainement dans ces résultats quelques éléments qui, à nos yeux, ne se reproduiront pas cette année», conclut l'analyste de la BCZ.

swissinfo et les agences

Fatos

Le CSG est la deuxième banque de Suisse après l’UBS.
Son siège est à Zurich.
Le CSG occupe quelque 60'800 collaborateurs dans le monde.
Au 31 décembre, il gérait 1199 milliards de francs d’actifs.

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