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Le chant des étoiles qui se meurent

Une photographie du spectacle "Le Chant de l'Etoile" (Sandra Bintet) swissinfo.ch

Au Théâtre du Grütli à Genève, la compagnie Miméscope allie théâtre et science. Son spectacle «Le chant de l'étoile» relate la vie et la mort des astres.

Ce contenu a été publié le 06 mars 2002 - 14:36

Miméscope est unique en Suisse. C'est la seule troupe de théâtre qui mélange artistes et scientifiques. C'est aussi la seule compagnie qui propose un contenu scientifique porté par une mise en scène. «Le chant de l'étoile» est d'ailleurs la première coproduction entre l'Université de Genève et le Théâtre du Grütli.

But de Miméscope: montrer aux gens que la science est quelque chose de passionnant. Et non d'hermétique et ennuyeux. Car le scientifique cherche, découvre et comprend. Sa démarche lui procure une émotion.

La science au théâtre

«Notre dessein, explique l'astrophysicien et conteur Didier Raboud, n'est pas forcément d'apprendre quelque chose aux spectateurs, mais de leur donner l'envie d'en savoir davantage sur la vie et la mort des étoiles».

«Si des spectateurs ressortent avec deux ou trois notions scientifiques, c'est gagné pour nous!» Par exemple que les étoiles vivent et meurent sur des échelles de temps qui dépasse l'entendement humain. Si une étoile ne vivait que 100 ans, notre existence, elle, ne serait que de 25 secondes!

Ou encore que nous sommes les enfants des étoiles. Les humains font partie d'une grande évolution cosmique. Elle a commencé avec le big bang. Et elle a abouti à la vie. Car tous les éléments chimiques qui nous constituent ont été forgés dans le cœur des étoiles.

La vie d'une étoile? Elle se résume à un équilibre entre deux forces. A savoir celle de la gravité qui écrase l'étoile sur elle-même. Et la chaleur du cœur de l'étoile qui s'oppose à cette force de gravité.

Poussières d'étoiles

En fait, c'est l'histoire d'un astronome (Didier Raboud) qui tombe en panne d'essence. Il demande de l'aide à des gens qui lui réservent un accueil mitigé. Mais il leur parle des étoiles. Et, paradoxalement, c'est en approchant de l'incompréhensible que ces hôtes retrouvent leur humanité.

Car quand on parle des étoiles, on parle forcément des êtres humains. Des origines de l'humanité. «Nous sommes tous des poussières d'étoiles», disait l'astrophysicien Hubert Reeves.

Les hôtes de l'astronome? Une chanteuse (Elisabeth Wieling), Yasmina Krim (une acrobate), un mime (Markus Schmid) et un accordéoniste (Foppe Jacobi) qui a composé la musique du spectacle.

Fin du système solaire

Mais quoi de plus terrorisant que la mort du soleil. Dans cinq milliards d'années, l'astre aura tellement grossi que son atmosphère aura englouti ses plus proches planètes. Du coup, la terre sera vaporisée, brûlée. Ses océans seront en ébullition. Ses montagnes fondues.

Au même moment, un objet non identifié fond sur scène. Dans un éclairage surnaturel qui annonce la fin du système solaire.

Le spectateur finit son voyage au centre de la nébuleuse du crabe. Là où il va découvrir l'un des objets les plus étranges de l'univers, le cadavre d'une étoile qui chante...

Il se trouve en effet que les radiotélescopes transforment les ondes lumineuses que nous envoient ces cadavres d'étoiles en sons. C'est cela même que l'on appelle le chant des étoiles.

swissinfo/Emmanuel Manzi

Jusqu'au 28 mars: ma à 19h; du mercredi au samedi à 20h; dimanche à 18h.

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