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Le «crash» de Swissair a des retombées sportives

Le logo Swissair figure logiquement sur le maillot des Kloten Flyers. La compagnie s'est toujours montrée généreuse avec le club. Keystone Archive

Le club de hockey des Kloten Flyers, le meeting d'athlétisme de Zurich, le mouvement olympique mais surtout Swiss-Ski risquent de payer les pots-cassés de la faillite de la compagnie aérienne. Car avec la déconfiture de Swissair, c'est un sponsor de poids qui s'envole.

Ce contenu a été publié le 02 octobre 2001 - 19:14

Cinq millions par année. La compagnie aérienne nationale avait élu domicile dans le monde du sport. Suisse, en particulier. Elle avait d'ailleurs choisi de miser 14 millions de francs sur le ski helvétique pour «vendre» son image aux quatre coins de la planète.

Séduit par les performances de Sonja Nef, Michaël von Grünigen et Silvano Beltrametti, Philippe Bruggisser avait en effet décidé de sortir son chéquier. Avec, en point de mire, les Mondiaux de Saint-Moritz de 2003.

3,5 millions par année jusqu'en 2004

«Nous n'allons pas connaître de difficulté cette saison. Une grande partie de la somme due a déjà été versée.» Jean-Marie Mudry, directeur de Swiss-Ski se veut rassurant.

Mais le coup fumant réussi l'an dernier par les têtes pensantes du ski helvétique - soit un contrat de sponsoring de quatre ans à raison de 3,5 millions par année jusqu'en 2004 -, est aujourd'hui remis en cause.

«Il est effectivement possible que nous perdions tout. Mais la future entité aérienne pourrait également juger bon de continuer de nous soutenir. Nous avons par ailleurs déjà noué de nouveaux contacts. Mais pour l'instant, tout reste ouvert.»

Crossair parraine l'équipe de ski de Suède

Petit problème, Crossair parraine depuis l'hiver dernier l'équipe de ski de Suède. Le marketing sera donc à redéfinir. Seule certitude, les skieurs à croix blanche vont porter une combinaison aux couleurs de Swissair jusqu'au terme de la présente saison.

Du côté de Zurich, les renseignements sont donnés au compte goutte. «A l'heure actuelle, il est impossible de savoir ce qui va advenir de nos différents contrats de sponsoring sportif», lâche avec parcimonie Bernard Eggen, le chef du sponsoring de Swissair.
Les deux contrats liant la compagnie aux deux tournois de tennis de Bâle et Kloten ont été dénoncés récemment. Il en est allé de même pour le rendez-vous de golf de Crans-Montana.

Par ailleurs, en mai de cette année, Swissair devenait la compagnie officielle du Comité Internationale olympique (CIO). Une position qu'elle avait également décidé d'occuper pour le compte de l'Association olympique suisse (AOS). A chaque fois jusqu'en 2004.

Sous l'égide de Mario Corti cette fois, Swissair espérait jouer un rôle majeur pour transporter les passagers et les marchandises du mouvement olympique.

Le directeur général du CIO est aujourd'hui sous le choc. «Nous savions que Swissair était dans une situation difficile. Mais nous n'imaginions pas que cet accord pouvait être remis en question si rapidement. Il nous tenait à cœur de trouver un accord avec la compagnie nationale de référence. Le futur nous dira si nous pourrons trouver un arrangement avec la nouvelle entité», souligne François Carrard, directeur général du CIO.

Pas de problème pour les Flyers

Du côté du club de hockey des Kloten Flyers enfin, Armin Daume, président du conseil d'administration ne se fait aucun souci: «Swissair détient 1,2 million du capital action du club. Un montant dont la compagnie s'est acquittée cash.

Chaque année, elle versait également 140 000 francs afin de figurer sur notre maillot. Son logo sera remplacé à la fin de la saison à moins que le marketing de Crossair en décide autrement.»

Mathias Froidevaux

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