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La Suisse veut réduire le «fossé numérique» Nord-Sud

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80% des Internautes vivent dans les pays riches. Le rapport des Nations Unies démontre que les nouvelles technologies se développent de façon inégale entre le Nord et le Sud. Un «fossé numérique» contre lequel la Suisse entend lutter.

Ce contenu a été publié le 12 juillet 2001 - 19:36

L'Internet se développe très rapidement. Mais l'écart entre le Nord et le Sud est toujours plus important. En Suède, par exemple, 50% de la population se connecte régulièrement. En Afrique, c'est moins de 1% de la population - essentiellement des hommes et des citadins.

Pouvoir d'achat en cause

«Le problème n'est pas nouveau. Un tiers de la population mondiale n'a toujours pas accès à l'électricité, constate Sakiko Fukuda-Parr, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans une économie de marché, les produits technologiques vont là où l'on peut créer la demande.»

Dans le cas de l'Internet, le problème vient surtout du pouvoir d'achat. Aux Etats-Unis, le coût mensuel d'accès à l'Internet représente 1% du salaire moyen. Au Népal, il représente 278% du revenu.

Autre facteur: le prix de l'ordinateur lui-même. Pour l'instant, les rares internautes des pays les plus pauvres se connectent au réseau par des ordinateurs mis à disposition par les autorités (centres ou bureaux communaux).

«Dans ce domaine, on constate un certain dynamisme, poursuit Sakiko Fukuda-Parr. En Inde, au Brésil, le secteur privé produit des ordinateurs spécialement pour le Tiers-Monde. Ils fonctionnent avec des piles et coûtent environ 200 dollars.»

L'exemple du Vietnam

Selon le PNUD, c'est précisément dans ce sens-là qu'il faut aller: investir dans la recherche d'une technologie utile pour les pays pauvres. Et surtout, inciter le développement sur place. Le Vietnam l'a démontré récemment dans le domaine pharmaceutique. Il a créé un médicament contre le paludisme, en utilisant à la fois la technologie moderne et le savoir traditionnel.

La Suisse veut s'engager dans ce défi. Elle entend profiter de sa nomination à la présidence du Partenariat mondial du savoir (GKP) pour mieux défendre les intérêts des pays pauvres.

Le GKP vise à diffuser l'utilisation des technologies de l'information au profit des pays en développement.

En 2003, la Suisse abritera également le Sommet mondial de l'ONU sur la société de l'information, à Genève. Les participants à cette rencontre devront notamment adopter une déclaration de principe et un programme d'action.

Sur le terrain, la Suisse est engagée dans plusieurs projets. Elle participe, entre autres, au programme de radio communautaire de l'UNESCO.

Actuellement, elle débloque quatre à sept millions de francs par année pour les transferts de technologie. Et le Conseil fédéral s'est dit prêt à accroître son aide au développement.

Alexandra Richard

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