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La Suisse veut interroger le Docteur de la mort

Wouter Basson, ancien responsable du programme sud-africain d'armes biologiques et chimiques. Keystone

La Suisse veut toujours interroger le Dr Wouter Basson. L'acquittement du médecin de l'apartheid prononcé jeudi à Pretoria n'y change rien.

Ce contenu a été publié le 12 avril 2002 - 08:36

Ce verdict n'aura pas d'influence sur les relations judiciaires entre la Suisse et Pretoria, a fait savoir Hansjürg Mark Wiedmer, chef de l'information au Ministère public de la Confédération (MPC).

La Suisse a ouvert en juin 1999 une enquête pour soupçon d'exportation et transit illicites de produits stratégiques en lien avec le régime d'apartheid et pour espionnage et services de renseignements politiques. Le mois dernier, des enquêteurs du MPC et de la police judiciaire fédérale se sont rendus en Afrique du Sud et ont ramené des documents.

L'ancien responsable du programme sud-africain d'armes biologiques et chimiques avait affirmé devant la justice avoir profité d'une logistique suisse pour conclure l'achat en Union soviétique d'une demi-tonne de Mandrax. Cette drogue devait servir à contrôler des mouvements de foule en Afrique du Sud.

A ce propos, le Docteur de la mort a notamment accusé Peter Regli, l'ancien chef des services suisses de renseignements, de l'avoir soutenu lors de cet achat de Mandrax. Wouter Basson affirme également avoir eu, à cette occasion, des contacts avec le marchand d'armes suisse Jürg Jacomet mort en 1998.

Lors de leur déplacement en Afrique du Sud, les enquêteurs suisses n'avaient pas pu entendre le docteur Basson en raison, officiellement, de la procédure engagée contre lui par la justice sud-africaine. D'anciens membres influents des autorités du pays avaient en revanche été interrogés.

swissinfo avec les agences

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