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La Suisse stimule le développement de l’Internet en Afrique

Coprésidée par le président malien Alpha Oumar Konaré et le président du gouvernement cantonal genevois Guy-Olivier Segond, une rencontre internationale se tient cette semaine à Bamako, au Mali.

Ce contenu a été publié le 24 février 2000 - 18:10

Coprésidée par le président malien Alpha Oumar Konaré et le président du gouvernement cantonal genevois Guy-Olivier Segond, une rencontre internationale se tient cette semaine à Bamako. Plus de mille participants élaborent un programme d’action pour un développement africain de l’Internet.

A l’ouverture de la réunion, Guy-Olivier Segond a fixé le cadre de la réflexion: «Le Nord abrite 19 pour cent de la population du globe mais concentre 89 pour cent des utilisateurs d'internet. Il faut que le Sud soit aidé et associé». La réunion de Bamako est la traduction de cette volonté. Mais les organisateurs ne veulent surtout pas imposer un modèle rigide venu du Nord. Le programme d’action qui sera adopté à la fin de la réunion sera nourri par les expériences du terrain présentées à Bamako.

Car l’Internet en Afrique a déjà une histoire. Son implantation est encore modeste (148 000 sites sont basés en Afrique, dont 140 000 pour la seule Afrique du Sud). Mais la progression des abonnements à la toile est impressionnante: le nombre d’abonnés a cru de 92 pour cent entre juillet 1998 et septembre 1999.

Par ailleurs, les cybercafés ont fait une percée spectaculaire dans plusieurs capitales africaines. Certaines d’entre elles vivent même depuis plus d'un an un véritable boom des connexions Internet se traduisant par la multiplication des cybercafés.

L’un des acteurs majeurs de cette diffusion est l’organisateur de la rencontre: piloté depuis Genève, le réseau ANAIS est présent dans la plupart des pays de l’Afrique francophone et financé par la Suisse et l’Union européenne notamment. Ce réseau est à la fois une banque de données et un stimulateur de projets sur le terrain.

Financée pour moitié par le canton de Genève et la Suisse, la rencontre de Bamako réunit donc des acteurs du terrain et des décideurs des secteurs privé et public, dont plusieurs chefs d’Etat africains. Les organisateurs de la conférence de Bamako souhaitent élargir ce partenariat à la planète entière. Un esprit qui doit se concrétiser lors d’une prochaine conférence qui aura lieu à Genève en 2003, en marge du prochain Salon international des télécoms.

Frédéric Burnand

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