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La Suisse refuse d'accorder l'asile à des membres de l'ALS

Reddition, en mai dernier, de soldats de l'ALS. Après le retrait de l'armée israélienne du Sud-Liban. Keystone

Le ministère israélien des Affaires étrangères a demandé à plusieurs pays occidentaux d´accueillir des membres de l'Armée du Liban-Sud (ALS) réfugiés en Israël. Le seul Etat sollicité à avoir répondu par la négative est la Suisse.

Ce contenu a été publié le 28 juin 2000 - 20:44

La France, la Suède, le Canada, les Etats-Unis se sont empressés de répondre favorablement à la requête israélienne. En revanche, la Confédération helvétique a catégoriquement rejeté d'entrer en matière.

Le ministère des Affaires étrangères et celui de Justice et Police justifient leur décision en affirmant que les ex-miliciens de l'ALS se trouvent déjà dans un pays tiers et qu'ils ne risquent pas d'être reconduits par la force au Liban, leur pays d'origine.

Berne fait aussi remarquer que le HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) ne les considère pas comme des réfugiés.

L'Armée du Liban-Sud pouvait, en effet, dit-on au HCR, être assimilée à un corps de supplétifs dans la mesure où les soldes, l'armement, les consignes venaient en droite ligne de l'état-major israélien.

La requête israélienne semble avoir été transmise directement par l'ambassadeur Ytzhak Mayer au Département fédéral des affaires étrangères à Berne. Sans que la représentation diplomatique suisse à Tel-Aviv en soit avertie.

Au ministère israélien des Affaires étrangères, l'adjointe du porte-parole, prend acte de la réponse négative de Berne et la déplore. «Il ne s'agissait que d'un geste humanitaire, affirme Yaffa Ben Ari. Qui précise: «nous cherchons simplement à offrir un havre de paix à des personnes déplacées».

Depuis fin mai, c'est-à-dire depuis le retrait israélien du Liban-Sud, 6000 miliciens de l'ALS et leurs proches ont trouvé refuge en Israël. Le moitié se cherchent actuellement une autre terre d'asile. Et une dizaine d'entre eux comptaient bien se refaire une nouvelle vie en Suisse avec leur famille.

Simon Léger, Jérusalem


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