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La Suisse ne pourra pas se passer des étrangers

swissinfo.ch

Pour maintenir sa compétitivité économique, la Suisse devra compter sur l'immigration. La droite populiste devra faire avec, bon gré ou mal gré.

Ce contenu a été publié le 01 novembre 2001 - 19:30

Selon une récente étude sur le vieillissement, en 2060, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront 27,2% de la population suisse. Pour 100 personnes actives, il y aura 52 retraités, soit deux fois plus qu'actuellement.

Corollaire de cette étude - réalisée par des scientifiques allemands en collaboration avec l'Office fédéral de la statistique (OFS) - les Suisses ne pourront se passer des étrangers.

Commandé par la fondation Avenir Suisse et financé par les grandes entreprises, ce «Think tank» confirme les résultats d'une autre étude démographique, internationale celle-ci, et commandée par l'ONU. Qui plus est, il risque d'irriter les «Nein-Sager», ces Helvètes fermés à toute ouverture sur le monde.

Les populistes veillent au grain

L'an dernier, souvenez-vous, le peuple suisse s'est, une nouvelle fois, prononcé sur une limitation du nombre d'étrangers. Certes, l'initiative a été refusée. Mais, le fait qu'elle ait été soumise au vote des Suisses prouve que la droite dure et populiste ne désarme pas.

«Nous ne sommes pas fermés à l'immigration, se défend Jean Fattebert, conseiller national de l'Union démocratique du centre (UDC). Nous demandons simplement que le flot des travailleurs étrangers soit contrôlé de manière stricte. Nous estimons que les entreprises suisses doivent pouvoir bénéficier d'une main-d'œuvre répondant à leurs besoins du moment.»

En d'autres termes, l'UDC réclame le maintien d'une sorte de statut de saisonnier, ouvert aux contrats de courtes durées et aux travailleurs non qualifiés. Une politique combattue par le gouvernement qui estime, au contraire, qu'une bonne qualification professionnelle garantit une bonne intégration.

Naturalisation facilitée

«La meilleure intégration passe par une naturalisation facilitée, lance, de son côté, Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du parti socialiste suisse.» Et d'ajouter: «si nous appliquions chez nous les critères en vigueur dans les pays européens, notre seuil de population étrangère ne dépasserait pas les 10%.»

Un avis que les chercheurs mandatés par la fondation Avenir Suisse confirment. D'ici à 2060, révèle leur étude, la part de la population étrangère résidant dans la Confédération helvétique devrait passer de 19,8 % à 26,4%. Mais, si la Suisse harmonisait son système de naturalisation avec celui des pays voisins, la part de sa population étrangère resterait tout simplement stable.

Vanda Janka

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