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La Suisse ne fait plus rêver

Le Suisse Mathias Seger (droite) maintient au sol le joueur letton Gregorij Pantelejevs. Keystone

En manquant son troisième grand rendez-vous d'affilé, l'équipe de Suisse est définitivement redescendue de son nuage. L'atterrissage est douloureux.

Ce contenu a été publié le 06 mai 2002 - 11:53

Impossible de parler d'un nouvel accident! Après les Mondiaux allemands de 2001 et les JO de Salt Lake City, la déconvenue suédoise vient apporter une preuve irréfutable: les Suisses n'appartiennent pas au gotha du hockey mondial.

C'est un fait. Et cela en dépit de ce qu'ils s'étaient peut-être plu à croire un peu trop vite. A la suite de quelques exploits retentissants.

L'effet Krueger» s'est estompé. Formidable rassembleur, grand motivateur, le Canado-allemand avait réussi à insuffler un vent nouveau et donné une autre dimension à l'équipe nationale. Bénéficiant de ce zeste de chance qui sourit toujours aux audacieux.

Plus dure est la chute

Sur un nuage, la Suisse semblait ne plus pouvoir en descendre. Tout lui réussissait. Ses adversaires la respectaient et la craignaient. Or, le colosse avait des pieds d'argile. Sa chute n'en a été que plus dure.

Sous le maillot national, les Suisses avaient appris à rendre leurs rêves possibles. Ils ont perdu jusqu'à leurs illusions. Ralph Krueger n'est pas épargné. Ses coups de poker sont perdants. Son aura magique s'étiole.

Depuis une année, les contre-performances se succèdent. Aujourd'hui, après la déroute olympique et ce revers suédois, l'équipe de Suisse semble revenue à la case départ.

«Presque, mais pas tout à fait, reconnaît Ralph Krueger à l'heure du bilan. Nous avons simplement repris contact avec la réalité. Nous sommes montés très vite et nous venons de redescendre tout aussi rapidement. A une différence près, nous sommes actuellement plus forts que nous ne l'étions avant de débuter notre ascension.»

Des échecs qui font grandir

L'entraîneur national veut rester l'éternel optimiste qu'il a toujours été. Et mettre les éléments positifs en exergue. Même s'il admet devoir à l'avenir mieux gérer sa manière de communiquer son enthousiasme et ses espérances.

«Nous pouvons tout de même être fiers de terminer parmi les dix premiers, observe-t-il. Même s'il nous reste encore beaucoup à apprendre. Je dois reconnaître que ces derniers temps ont été les plus difficiles de ma carrière d'entraîneur. La pression négative autour de l'équipe n'a pas été facile à supporter. Mais grâce à cela nous serons plus forts l'année prochaine.»

A condition de ne pas répéter en Finlande les erreurs commises cette année. Et de mieux savoir gérer à l'avenir les petites crises qui secoueront l'équipe nationale. Il est parfois des échecs qui font grandir. Celui-là en fait peut-être partie.

swissinfo/ Mathias Froidevaux à Karlstad

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