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La Suisse en finale de l'Euro des moins de 17 ans

Markus Frei, mentor des jeunes de l'équipe nationale. Keystone Archive

Pour la première fois de l'histoire, la Suisse dispute une finale européenne. Elle affronte la France vendredi à Copenhague.

Ce contenu a été publié le 09 mai 2002 - 15:34

En demi-finale du championnat d'Europe des moins de 17 ans, l'équipe de Suisse a réussi à battre l'Angleterre: 3 à 0, mardi au Danemark. «On a eu la chance de marquer après 7 minutes», explique Markus Frei.

Helvètes conquérants

Et le coach national des moins de 17 ans de poursuivre: «après avoir bien commencé le match, nous avons toutefois subi une terrible pression de la part des Anglais. Nous en avons beaucoup souffert. Puis, en seconde mi-temps, le match s'est équilibré en milieu de terrain. Et mon équipe s'est libérée lorsque nous avons pu inscrire le deuxième but.»

Reste que c'est l'Ukraine qui a le plus impressionné Markus Frei durant ce championnat d'Europe des moins de 17 ans. «Ils se sont montrés très vifs et fins techniciens.»

Ce qui n'a pas empêché les Suisses de battre les Ukrainiens 3 à 1 dans le groupe qualificatif de cette phase finale d'Euro 2002 au Danemark. Tout comme ils ont d'ailleurs déjà vaincu par 2 à 1 les Français qu'ils retrouvent vendredi en finale.

Markus Frei et son équipe envisagent chaque match l'un après l'autre. Sans autre préparation spécifique. La Suisse joue sur sa valeur et table sur ses atouts davantage qu'elle ne prend en compte les qualités et les faiblesses de l'adversaire.

Une France dangereusement colorée

«C'est déjà beaucoup de demander à mes joueurs de se concentrer sur leur performance, sans encore envahir leur esprit avec la tactique de l'adversaire, relève Markus Frei. Il ne faut pas oublier qu'ils n'ont pas encore 17 ans et, qu'à ce titre, ils manquent d'expérience».

Toujours est-il que la majorité des internationaux français sont très forts techniquement. «Plus forts que les Suisses», reconnaît Markus Frei. Leurs attaquants sont dangereux. Et surtout, la France possède des joueurs de couleur rapides et bien au-dessus de la moyenne physiquement.

N'empêche que Markus Frei a tout de même décelé des défauts chez les Français. Mais il ne désire pas les dévoiler. Ce qu'on peut comprendre.

Attaque et défense en or

Les atouts helvétiques? La solidarité et l'interchangeabilité entre les titulaires et des remplaçants de valeur. Une défense stable et disciplinée qui n'a encaissé que deux buts en cinq matches. Et une attaque réellement percutante qui a déjà marqué 12 buts. Alors que le milieu de terrain, très travailleur, serait davantage dans l'ombre.

C'est que le Servettien Philippe Senderos donne une forte assise à la défense helvétique, tandis que Sandro Burki, du FC Zurich, emmène avec panache l'attaque suisse. «C'est aussi important d'avoir des leaders dans une équipe, dans un groupe», précise le coach national Markus Frei.

Un impératif capital pour Markus Frei: éliminer la pression! Celle qui voudrait d'ores et déjà sacrer ces «p'tits» Suisses meilleurs footballeurs européens des moins de 17 ans. Là réside le plus grand danger, aux yeux de Markus Frei. Car c'est aussi et peut-être surtout dans la tête que se gagne un match, et plus encore une finale européenne...

Emmanuel Manzi

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