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La société de Christoph Blocher boutée hors du SMI

Christophe Blocher détient la majorité du groupe Ems-Chemie et de la société Netstal Keystone Archive

Le groupe Ems-Chemie - contrôlé par Christoph Blocher - a été exclu de l'indice des valeurs vedettes de la Bourse suisse. Dans un même temps, l'homme d'affaire zurichois a rachète la majorité d'une société spécialisée dans la fabrication de machines pour matière plastique.

Ce contenu a été publié le 08 juillet 2001 - 22:15

Christoph Blocher est le nouvel actionnaire majoritaire de Netstal, société spécialisée dans les machines pour matières plastiques. Il a repris 89,78 % des actions du groupe glaronais à la société d'investissement Apax. L'acquisition s'est effectuée par le biais de sa société Emesta Holding.

Le prix de la transaction n'a pas été dévoilé. Cette dernière doit encore recevoir l'aval des autorités de la concurrence. Netstal est l'employeur le plus important du canton de Glaris. Elle compte quelque 800 salariés.·

Christophe Blocher avait été président d'administration de Netstal alors que la société appartenait encore à une filiale de Mannesmann. Il avait été destitué car il s'était opposé au projet du groupe allemand d'incorporer Netstal dans la section Mannesmann Plastic Machinery (MPM).

Alors que Nestal passait en mains de Christophe Blocher, vendredi soir, la direction de la Bourse suisse (SWX) annonçait qu'elle excluait le groupe Ems-Chemie du Swiss Market Index (SMI), l'indice des valeurs vedettes de la bourse helvétique. Motif: la société contrôlée par Christoph Blocher ne répondait plus aux critères de la capitalisation boursière.

Ems-Chemie s'est située durant quatre trimestres consécutifs au-delà du 30e rang du classement. La société contrôlée par Christoph Blocher avait d'ailleurs déjà été menacée de sortie lors de la dernière révision de la composition de l'indice en automne 2000.

Selon les spécialistes, une exclusion du SMI peut avoir des conséquences néfastes sur le cours de l'action. De nombreux investisseurs institutionnels, qui ont pour habitude de se concentrer sur les valeurs vedettes, pourraient être amenés à se débarrasser de leurs titres. La chute de la valeur du titre est évaluée entre 10 et 20 % par les experts.

Une relégation pourrait aussi avoir comme effet de priver du surplus de visibilité apporté par le transfert du négoce des valeurs vedettes suisses à Londres. Depuis le 25 juin, les titres du SMI sont cotés dans virt-x, la première bourse paneuropéenne des blue chips détenue par la Bourse suisse et le consortium britannique Tradepoint.

swissinfo avec les agences

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