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La SGS renoue avec les profits

Le siège de la SGS à Genève. Keystone

La Société Générale de Surveillance (SGS) poursuit son redressement, même si les contrats gouvernementaux pénalisent toujours ses comptes. La multinationale genevoise a réalisé en 2000 un chiffre d'affaires en hausse de 3,8%, à 2,369 milliards de francs.

Ce contenu a été publié le 26 mars 2001 - 14:19

Le bénéfice net du groupe spécialisé dans la surveillance et l'inspection a augmenté de 13,3% pour s'établir à 128,7 millions de francs. Le résultat d'exploitation avant éléments exceptionnels (EBIT) des activités poursuivies, est resté inchangé à 153,6 millions de francs.

Le développement des activités Internet et la non-reconduction du contrat aux Philippines expliquent cette évolution, précise lundi la SGS dans un communiqué.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende en hausse de 1 franc à 5,80 francs par action nominative, et de 5 francs à 29 francs par action au porteur. En outre, la société table en 2001 sur la poursuite de la croissance de ses bénéfices.

Les restructurations ont donc porté leurs fruits. Après avoir essuyé une perte de près de 290 millions de francs en 1998, le groupe a opéré un sévère recentrage, cédant ses filiales spécialisées dans la santé et les services aux assurances.

La SGS a renoué avec les profits en 1999 avec un bénéfice de 113 millions, hors activités vendues. Ce programme s'est accompagné d'un dégraissage massif. Depuis, 3767 personnes au total ont quitté l'entreprise, soit un peu plus que les 3000 à 3500 suppressions annoncées en 1998, indique le communiqué.

Dans le détail, les inégalités subsistent selon les secteurs d'activité. Le secteur Global Trade Solutions (services aux gouvernements et aux institutions internationales) accuse une baisse de 12,2% de sa croissance interne, bien que les marges se soient améliorées.

La SGS souffre de la perte de ses contrats gouvernementaux avec les Philippines et la Côte-d'Ivoire et le recul de cette activité devrait encore s'accentuer en 2001. Les créances sont passées de 361 millions en 1999 à 415 millions l'an passé, notamment en raison de l'ardoise laissée par le gouvernement philippin.

En revanche, le secteur Core Business Solutions (activités de base regroupant notamment les services agricoles, miniers et biens de consommation) affiche une croissance interne de 5,2% et un résultat d'exploitation en hausse de 12,9%, soit 20,6 millions.

La compagnie poursuit toujours sa stratégie Internet. Le développement de SGSonSITE, qui assure des services interentreprises (B2B) a engendré des dépenses de 21,7 millions de francs. Cette activité devrait dégager des revenus au second semestre de cette année, précise la SGS.

Si les comptes se redressent, la discorde règne toujours au sein du conseil d'administration. La SGS, qui annonce ses résultats un jour plus tôt que sa conférence de bilan, sera certainement attendue sur le conflit qui déchire les administrateurs.

Le 19 mars dernier, Max Amstutz, président du conseil d'administration de la SGS a demandé la révocation d'Elisabeth Salina Amorini, ex-patronne du groupe, descendante du fondateur et actuelle administratrice. Cette dernière a intenté deux actions en justice contre le groupe, qu'elle accuse de violer son droit à l'information.

Les deux camps sont néanmoins d'accord sur l'introduction d'une action unique, revendiquée par les actionnaires les plus importants. Elle devrait être entérinée lors de l'assemblée générale de mai.

Le principal actionnaire de la SGS est le groupe financier français Worms. A fin décembre, ce dernier contrôlait 34,3% des voix directement et indirectement, via le pool d'actionnaires qui le lie aux familles fondatrices, à la Deutsche Bank et Alp Design. Elisabeth Salina contrôle 6,05% des voix, précise le groupe.

Les autres grands actionnaires sont le baron August von Finck, qui détient 13,5% des voix à lui seul et 22,2% avec d'autres membres de sa famille. La Rentenanstalt contrôle 12,4%.

swissinfo avec les agences

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