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La politique frappe bruyamment à la porte de l’OMC

A Seattle, des groupes de manifestants continuent à harceler les forces de l’ordre qui quadrillent le centre-ville. Tandis que le président Bill Clinton, prononce un discours fortement teinté de considérations électorales.

Ce contenu a été publié le 02 décembre 1999 - 10:18

A Seattle, des groupes de manifestants continuent à harceler les forces de l’ordre qui quadrillent le centre-ville. Tandis que le président Bill Clinton, prononce un discours fortement teinté de considérations électorales.

Pas l’ombre d’une excuse à l’adresse des délégations étrangères présentes à Seattle. Le président américain a, tout au contraire, exprimé sa compréhension vis-à-vis des manifestations de mardi. Tout en condamnant, bien sûr, les violences commises par les opposants les plus résolus à toute libéralisation du commerce mondial.

Bill Clinton a fait son «mea culpa». Il a notamment admis que le commerce avait été, au cours de ces cinquante dernières années, le domaine réservé des ministres de l'Economie, des chefs de gouvernement, et des milieux d’affaires. Interprétant les revendications des manifestants, il a d’ailleurs plaidé pour une économie propre et des normes sociales contraignantes intégrées aux règles de l’OMC.

Échéance électorale oblige: les propos de Bill Clinton étaient adressés, avant tout, au peuple américain. A preuve, ils n’ont pas suscité un enthousiasme débordant parmi les délégations étrangères présentes à la conférence ministérielle de l’OMC.

Cela dit, le président américain n’est pas le seul à devoir tenir compte de ses électeurs. L’Union européenne doit également répondre aux inquiétudes et à la méfiance grandissantes de sa population. Ainsi, l’Europe des Quinze a fait de la multifonctionnalité de l’agriculture une question centrale du futur cycle de négociations commerciales.

La reconquête de l’économie par la société civile est donc en marche. Un fait nouveau qui ne va pas faciliter l’adoption d’un programme commun de négociation par les délégations des 134 pays membres de l’OMC.

Frédéric Burnand

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