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La pharmacie suisse en procès contre l'Afrique du Sud

Le 12 février, des centaines de Sud-Africains avaient manifesté au Cap pour réclamer des médicaments génériques pour soigner le sida. Keystone

Lundi s'ouvre à Pretoria un procès intenté par les grandes firmes pharmaceutiques mondiales - dont Roche, Novartis et Janssen-Cilag - contre une loi sud-africaine. Celle-ci favorise les médicaments «génériques», meilleurs marchés.

Ce contenu a été publié le 04 mars 2001 - 14:05

32 millions de séropositifs dans les pays en développement ne peuvent être soignés, en raison du coût prohibitif des médicaments contre le sida.

Fin 1997, le gouvernement sud-africain a adopté une loi pour pouvoir importer des copies à bas prix de traitement, fabriquées en Inde et au Brésil.

Mais cette loi n'est toujours pas entrée en vigueur. 41 multinationales pharmaceutiques, dont les compagnies helvétiques Roche, Novartis et Janssen-Cilag, ont saisi la justice pour la faire annuler.

Chez Novartis et Roche, on refuse de commenter ce recours en justice lancé par l'Association des producteurs pharmaceutiques d'Afrique du Sud, au nom de 41 multinationales américaines et européennes.

Celles-ci estiment que la nouvelle loi sud-africaine est inconstitutionnelle parce qu'elle donne tout pouvoir au ministre de la Santé de suspendre les brevets qui protègent les médicaments, afin d'autoriser la production ou l'importation de copies bon marché.

Pour l'Afrique du Sud, l'enjeu est de pouvoir soigner 4 millions de séropositifs. Une trithérapie coûte 10 000 dollars par an et par patient. Le même traitement, fabriqué à Bombay, est vendu 350 dollars.

Certes, les géants pharmaceutiques doivent amortir d'énormes frais de recherche. Mais l'Afrique ne représente que 1% de leurs ventes mondiales.

Ces derniers mois, les multinationales ont consenti des baisses de prix mais qui restent insuffisantes, selon Médecins Sans Frontières et Oxfam. Ces deux ONG ont lancé une campagne internationale pour réclamer une plus grande justice dans l'accès aux traitements.

Valérie Hirsch, Johannesburg

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