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La Croix-Rouge face à la prolifération des organisations humanitaires

La 27ème conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge s'est ouverte ce lundi à Genève. Ce sommet humanitaire démontre l'importance de ce mouvement en dépit de ses faiblesses.

Ce contenu a été publié le 01 novembre 1999 - 18:15

La 27ème conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge s'est ouverte ce lundi à Genève. Fort de ses 176 sociétés nationales, des représentants de 188 Etats signataires des Conventions de Genève, du CICR et de la Fédération internationale, ce sommet humanitaire démontre l'importance de ce mouvement en dépit de ses faiblesses.

Ce réseau de volontaires des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge implanté dans 176 pays constitue le point fort du mouvement. La société nationale, par définition, est la première à pouvoir intervenir au début d'une guerre ou aux premières heures d'une catastrophe. Ces volontaires issus du pays où se déroule une crise humanitaire connaissent mieux que quiconque les réalités souvent complexes du terrain. Ils peuvent également faciliter l'acheminement de l'aide collectée par la Fédération des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge de par leurs liens avec les différents acteurs d'une crise.

Cet avantage peut certes se transformer en inconvénient, dans les cas de conflits surtout, par cette proximité même. Reste que la Croix-Rouge nationale est souvent le seul acteur humanitaire en activité dans de nombreuses crises, comme le démontre actuellement l'exemple tchétchène.

La multiplication des organisations humanitaires crée une situation de concurrence qui pourrait déstabiliser ce mouvement fondateur de l'action d'entraide. Mais les principaux acteurs de l'humanitaire, agences onusiennes, ONG et organisations inter-étatiques, développent depuis quelques années des mécanismes de coopération. Tous ont compris que la concurrence les desservaient sur le terrain et face aux donateurs.

Reste enfin le poids de l'expérience et de la crédibilité dont peuvent se targuer une bonne partie des sociétés nationales, des qualités décisives pour obtenir des fonds.

Frédéric Burnand


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