Navigation

L'un des terroristes a séjourné en Suisse

Mohammed Atta, qui a pris des cours de pilotage en Floride, aurait séjourné en Suisse. Keystone

Un des terroristes incriminés dans les attentats de mardi aux Etats-Unis a séjourné en Suisse. Il a acquis à Zurich deux couteaux de poche qu'il a payés avec des cartes de crédit, a déclaré à la Radio Suisse Romande (RSR) le directeur de l'Office fédéral de la police (OFP) Jean-Luc Vez, confirmant le «SonntagsBlick».

Ce contenu a été publié le 16 septembre 2001 - 15:09

Jean-Luc Vez toutefois refusé de confirmer une information parue dans le Sonntagsblick selon laquelle ces couteaux ont été utilisés dans les détournements.

Séjour en Suisse

Le terroriste a séjourné durant quelques temps en Suisse, précise Urs von Däniken, chef du service des renseignements intérieurs dans des interviews à la presse dominicale. «L'individu n'a pas seulement traversé la Suisse. Il n'est pas exclu qu'il y ait vécu sous une fausse identité.»

M von Däniken n'a ni infirmé ni confirmé que la trace du terroriste recherché était celle de Mohammed Atta. Mais il s'agirait de l'un des terroristes ayant stationné à Hambourg.

«Cet homme figurait à bord de l'appareil parti de Boston et qui a détruit les tours du World Trade Center», indique le chef du service des renseignements intérieurs. La Suisse aurait, à l'image de l'Allemagne, fait office de station intermédiaire.

Les recherches ont été menées dans plusieurs directions. Aucune structure terroriste fondamentaliste n'a pour l'instant été identifiée en Suisse. «Par contre des opinions fondamentalistes et extrémistes ont été émises ici ou là dans notre pays», a précisé M. Vez à la RSR. Le directeur de l'OFP estime que ces opinions peuvent engendrer de la violence.

Enquête judiciaire

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert samedi une «enquête de police judiciaire» pour clarifier des «soupçons substantiels» de liens entre les attentats américains et des antécédents en Suisse.

La procédure se fonde sur les délits d'enlèvement, prise d'otages, homicide, crimes contre des Suisses à l'étranger et d'actes passibles de poursuites à bord d'un avion.

Le MPC motive également son action par le fait que deux Suisses figurent au nombre des victimes des attentats. Vendredi, le directeur de l'OFP avait déclaré que «certaines personnes impliquées auraient pu utiliser la Suisse comme territoire de transit».

Restriction légale

A l'heure actuelle prévaut la restriction légale selon laquelle les autorités ne peuvent qu'observer les actions violentes extrémistes. Aussi longtemps qu'aucune violence physique n'est à déplorer, toute mesure de protection de la sécurité de l'Etat est interdite.

Il s'agit désormais de s'interroger sur la validité des actuelles compétences de traitement des données et de savoir si les devoirs de la protection de l'Etat suffisent, poursuit Urs von Däniken.

Par ailleurs, la fermeture de certains comptes de banques afghanes en Suisse n'est pas liée aux attentats commis aux Etats-Unis. Elle a été décidée il y a plusieurs mois déjà dans le cadre des sanctions contre le régime des talibans. C'est ce qu'a déclaré à AP le chef du Contrôle à l'exportation au Secrétariat d'Etat à l'économie, Othmar Wyss. Les montants concernés s'élèvent à moins d'un million de francs.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?