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L'UDC dit trois fois non pour les votations du 4 mars

L'Europe n'a pas fait d'ombre à l'assemblée des délégués démocrates du centre. Keystone

Les délégués de l'UDC réunis en assemblée samedi à Martigny (VS) ont dit «non» à l'initiative «Oui à l'Europe!». La veille, le comité central avait déjà rejeté définitivement les deux autres objets mis en votation le 4 mars.

Ce contenu a été publié le 27 janvier 2001 - 16:26

Au vote sur l'Europe, 326 délégués ont dit «non». Seuls deux ont accepté l'initiative. L'assemblée ne s'est pas prononcée sur les deux autres objets, l'initiative pour les 30 km/h dans les localités et l'initiative Denner pour des médicaments moins chers, les mots d'ordre ayant été décidés par le comité central.

Un débat contradictoire sur l'Europe avait opposé, avant le vote, le conseiller national radical Marc Suter, favorable à l'initiative, au conseiller national Christoph Blocher (UDC). Ce dernier a obtenu des applaudissements nourris.

M. Suter a expliqué qu'un soutien à l'initiative n'était pas un «oui» à une adhésion. Cependant, la Suisse serait mieux en mesure de défendre sa liberté et sa souveraineté en étant membre de l'Union européenne (UE) que dans une voie solitaire.

M. Blocher a de son côté reproché aux initiants d'entretenir un certain flou en parlant de négociations. Pour le président de l'UDC zurichoise, la votation du 4 mars est bel et bien un vote sur une adhésion, raison pour laquelle l'initiative doit être rejetée.

En ouverture de l'assemblée, le président de l'UDC Ueli Maurer avait déjà montré la voie, plaidant contre une adhésion à l'Union européenne (UE). «Le cas autrichien nous a montré comment les Etats puissants traitent les petits».

Le président du parti a critiqué la position de la gauche qui prône une adhésion rapide à l'Union européenne (UE), ainsi que les mots d'ordre du PDC et du PRD. Selon M. Maurer, le refus de justesse des radicaux vient uniquement de la question du délai et non du principe d'une adhésion.

La question européenne constitue un défi, a déclaré le ministre de la Défense Samuel Schmid. L'initiative «Oui à l'Europe!» pose cependant la mauvaise question au mauvais moment, a-t-il dit. Les négociations d'adhésion sont du ressort du gouvernement, même si le peuple aura le dernier mot.

Le conseiller fédéral a également défendu l'engagement de soldats suisses à l'étranger. Sans vouloir lancer le débat, M. Schmid a tenu à expliquer sa position. Un «oui» permettrait de respecter le mandat que le parlement a donné à l'armée. Il ne s'agit pas d'un engagement pour le simple plaisir d'être présent, mais pour contribuer à la sécurité internationale.

L'UDC a encore pris officiellement congé de son ancien conseiller fédéral Adolf Ogi. C'est debout que les délégués ont applaudi M. Ogi. M. Maurer a mis en avant l'enthousiasme contagieux de l'ancien conseiller fédéral.

swissinfo avec les agences

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