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L´inquiétude des syndicats belges n´ébranle pas Philippe Bruggisser

Le patron de SAirGroup Philippe Bruggisser a tenté de rassurer les syndicats sur «le rôle de Sabena». Keystone

A la veille d´une réunion capitale du conseil d´administration de SAirGroup à Zurich, son patron Philippe Bruggisser était mardi à Bruxelles pour y rencontrer les syndicats belges. Il a réaffirmé la stratégie de SAir sans rassurer ses interlocuteurs.

Ce contenu a été publié le 21 novembre 2000 - 09:21

Qu'en est-il des hypothèses de vente de Swissair à une autre compagnie, comme Lufthansa ou British Airways? A Bruxelles Philippe Bruggisser les a balayées comme de simples «rumeurs». Des rumeurs «naturelles», a-t-il ajouté, dans ce secteur d'activité où «tout le monde discute avec tout le monde».

Philippe Bruggisser n'a donné aucun signe de bouleversement de la stratégie de SAirGroup et de l'alliance Qualiflyer, qu'il s'agisse de la Belgique avec Sabena ou de la France, avec les difficultés des compagnies AOM, Air Liberté et Air Littoral.

Le patron de SAirGroup se déplaçait à Bruxelles à la demande des syndicats de Sabena. Ceux-ci sont doublement inquiets. Il y a la brusque dégradation de la situation financière de la compagnie belge, à l'origine d'un plan de restructuration qui doit aboutir à la suppression de 500 emplois. Il y a aussi les incertitudes liées à SAirGroup, en passe de prendre la majorité de Sabena.

Le patron de SAirGroup a tenté de rassurer les syndicats sur «le rôle de Sabena». Il a notamment insisté sur l'importance stratégique à ses yeux du «hub» de Bruxelles, aux côtés de celui de Zurich. Selon Philippe Bruggisser, SAirGroup est prêt à réinjecter de l'argent dans Sabena, mais à condition que l'Etat belge en fasse autant et que le personnel fasse lui aussi un effort.

Après la rencontre, les représentants des syndicats faisaient part d'impressions mitigées. Ils n'ont pas obtenu de garanties en matière d'emploi au-delà de quatre ans. Certains ont jugé «évasives» les réponses de Philippe Bruggisser.

Selon Freddy Tack, secrétaire fédéral du syndicat socialiste belge des services publics, les employés de Sabena regrettent le départ de l'ancien PDG suisse Paul Reutlinger, lui qui affirmait qu'il laissait une compagnie «en bonne santé».

Thierry Zweifel, Bruxelles

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