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L'exil à Neuchâtel

Durant le mois de mars, le Centre culturel neuchâtelois propose une série de manifestations axées sur le double thème de l'exil et du déracinement. Et cela en multipliant les médias: théâtre, musique, beaux-arts, conférences...

Ce contenu a été publié le 09 mars 2001 - 13:34

Au mois de mars, on pourra découvrir à Neuchâtel une sélection de longs-métrages proposés par le Festival des films du sud de Fribourg. Et puis le 24 sera la journée internationale contre le racisme. Mathieu Menghini, le jeune et nouveau directeur du Centre culturel neuchâtelois, a décidé de joindre ses forces à ce double événement en proposant de nombreuses pistes de réflexion sur le thème de l'exil et du déracinement.

Le théâtre en sera le vecteur privilégié. L'exil sera vu de façon métaphorique par le biais de «Novecento: pianiste», d'Alessandro Baricco, ou le destin d'un pianiste exilé sur l'océan, interprété par le Théâtre de l'Espoir de Belfort, dans une mise en scène de François Jacob (10, 11mars). Plus réaliste, «Les émigrés» de Slawomir Mrozek sera joué par le Théâtre Spirale de Genève, dans une mise en scène de Patrick Mohr (16, 17, 18 mars).

Quant au Théâtre de la Grenouille de Bienne, il proposera deux représentations de «Henri IV» de Shakespeare en version... multilingue: «L'envie de donner la parole à une troupe qui dépasse les barrières linguistiques et traverse les cultures pour véhiculer des textes magnifiques», précise Mathieu Menghini (24, 25 mars).

Au théâtre s'ajouteront un café littéraire avec l'écrivain Anne Cunéo, fille d'émigrés italiens, des soirées arméniennes, un concert du groupe afghan Ariana, et une exposition du peintre kurde Süleyman Danisman, qui, depuis qu'il est en Suisse, «est obnubilé par un sujet: l'envol d'oiseaux partant probablement à la quête d'une liberté, ou du retour au pays» selon le directeur du CCN.

Par ce faisceau de manifestations, Mathieu Menghini souligne son attachement à l'idée de correspondances entre les arts. Et une préoccupation socio-politique: «Nous tenons à donner la parole à des exilés. A les faire bénéficier d'une structure professionnelle, institutionnelle, pour leur faire prendre la parole et dire leur présence dans une communauté».

«En même temps, le fait d'interroger la figure de l'étranger, l'ailleurs, c'est une occasion formidable de s'interroger aussi sur ce qui constitue le liant de notre communauté: y a-t-il une culture neuchâteloise, une culture helvétique, une nation suisse? J'espère que ces questions là seront également véhiculées à travers les différents spectacles», ajoute-t-il.

Bernard Léchot

Réservations: 032/ 725 05 05

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