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L'Europe veut combattre le financement du terrorisme

Joseph Deiss, qui représentait la Suisse, est lui satisfait de cette rencontre. Keystone Archive

Tous les pays européens, dont la Suisse, étaient réunis samedi à Bruxelles pour une conférence sur la lutte contre le terrorisme. L'accent a été mis sur les mesures à prendre pour combattre le blanchiment d'argent.

Ce contenu a été publié le 20 octobre 2001 - 18:42

Convoquée par la présidence belge, cette grande conférence a réuni tous les pays européens, à savoir les Quinze de l'Union européenne, les pays de l'AELE et les pays candidats. Auxquels se sont ajoutés trois invités: la Russie, l'Ukraine et la Moldavie.

Soulignant que c'était la première fois qu'une telle conférence avait lieu, le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, a estimé que «le succès était total». Même si la rencontre a été boudée par les pays membres de l'Union européenne. Il est vrai que ceux-ci s'étaient vus la veille à Gand.

Unanimité

Tous les pays ont ainsi unanimement condamné les attaques terroristes du 11 septembre. Et ils ont affirmé vouloir unir leurs efforts, sous l'égide des Nations Unies, pour lutter contre le terrorisme. En particulier, ils veulent «agir résolument pour combattre le financement du terrorisme et le blanchiment d'argent». Notamment en prenant des mesures comme le gel des avoirs. Ils ont décidé d'intensifier leur collaboration.

Certains pays ont émis des vœux. La Turquie a ainsi proposé d'organiser une conférence de dialogue interculturel entre l'Europe et les pays islamiques. Une suggestion qui a été bien accueillie.

Pas de secret bancaire pour les terroristes

Joseph Deiss, qui représentait la Suisse, est lui aussi satisfait de cette rencontre. «Nous ne pouvons lutter efficacement contre le terrorisme que par une action décidée et collective», a estimé le ministre des Affaires étrangères. L'intérêt de cette conférence élargie réside effectivement dans le signal fort qu'elle lance à la communauté internationale.

Dans son discours, Joseph Deiss a souligné que «la lutte contre le terrorisme était de longue date une préoccupation de la Suisse». Soucieux de corriger une fausse image de la Suisse, le conseiller fédéral a insisté sur le fait que «le secret bancaire n'avait jamais protégé et ne protégerait jamais les terroristes ni leurs transactions financières». Et de rappeler que les banques suisses sont tenues, sur le plan pénal, d'informer la justice. «Il n'y a pas de secret bancaire en matière de lutte contre le terrorisme» a-t-il répété.


Barbara Speziali, Bruxelles

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