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L’astronaute suisse Claude Nicollier félicité par le Conseil fédéral

Le gouvernement suisse a chaleureusement remercié lundi à Berne Claude Nicollier et quatre de ses coéquipiers en tournée dans les villes principales du pays. A la fin de l’année passée, les astronautes avaient réparé, dans l’espace, le télescope Hubble.

Ce contenu a été publié le 14 février 2000 - 18:34

Le gouvernement suisse a chaleureusement remercié, lundi, à Berne, Claude Nicollier et quatre de ses coéquipiers, en tournée dans les villes principales du pays. A la fin de l’année dernière, les astronautes avaient réparé, dans l’espace, le télescope Hubble.

Adressant un mot de bienvenue en anglais à ses hôtes au nom du Conseil fédéral, Ruth Dreifuss a rappelé que les vols spatiaux fascinaient toujours autant petits et grands. «L’espace a changé notre quotidien, a notamment dit la conseillère fédérale. Un outil comme le télescope Hubble doit nous permettre de réapprendre à découvrir la beauté de notre Terre.»

Claude Nicollier s’est à son tour adressé aux représentants du gouvernement pour les remercier de leur accueil. L’astronaute a souligné que le télescope orbital Hubble était une «machine à découvertes qui nous enrichit tous».

A la fin de l’année dernière, l’astronaute de l’ESA (Agence spatiale européenne) avait passé plus de huit heures au chevet de ce fameux télescope, tellement mal en point qu’il n’était plus utilisable. Le Vaudois était ainsi devenu le tout premier astronaute non américain à effectuer une sortie dans l’espace.

«Il s’agissait véritablement d’une mission de sauvetage, a rappelé Claude Nicollier. Quand nous sommes partis dans l’espace, Hubble n’avait plus que deux gyroscopes sur six en état de fonctionner et ne pouvait donc plus être orienté à partir de la Terre.»

Dans des conditions difficiles, en apesanteur, Claude Nicollier et l’Américain Michael Foale ont finalement pu remplacer l’ordinateur central de Hubble. Les deux hommes ont également réinstallé l’un des détecteurs de guidage de précision de l’engin.

Pas étonnant, dès lors, que le Suisse et ses compagnons se déclarent, aujourd’hui, «très heureux» d’avoir pu rendre le télescope à nouveau opérationnel pour la science. «Un beau cadeau de Noël pour les astronomes du monde entier», a commenté Ruth Dreifuss.

Claude Nicollier affirme avoir «énormément apprécié» sa sortie dans l'espace, le 23 décembre 1999: «Même si j’étais très occupé, j'ai quand même eu le temps de voir un peu le paysage, comme cette vue impressionnante de la côte du Sahara sur laquelle tourbillonnait une gigantesque tempête de sable».

Dominique Boillat

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