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L'angoisse des Suisses d'Israël et de Palestine

Les Suisses qui résident à Jérusalem ressentent une alternance d'anxiété et de tranquilité. Keystone

Pour les Suisses, comme pour les autres étrangers, un climat de tension, voire d'anxiété, enveloppe de plus en plus leur vie quotidienne en Israël, comme en Palestine. Psychose de l'attentat pour les uns, crainte de bombardements aériens pour les autres, tous éprouvent cependant le désir de rester

Ce contenu a été publié le 09 juin 2001 - 12:01

Charlotte Widra dit ne pas ressentir en permanence de l'anxiété, mais plutôt une alternance de tranquillité et de tension. La raison en serait selon elle que la situation elle-même est en dents de scie.

Originaire de Genève, enseignante, Charlotte Widra a choisi de résider à Jérusalem-Ouest. Elle a gardé en mémoire la tension qui s'est emparée des passagers d'un autocar de la ligne Haïfa-Jérusalem à la suite de la découverte d'un objet suspect à la gare routière de Haïfa.

Elle se souvient aussi d'une pénible impression au cours d'un autre voyage en autocar: «Un soldat corpulent est monté et soudain nous nous sommes demandés s'il n'était pas un kamikaze?»

Frank Eggmann, vice-consul de Suisse à Tel-Aviv, ne s'attendait pas à être témoin de l'attentat meurtrier qui a tué 20 jeunes à l'entrée d'une discothèque de la métropole israélienne. N'écoutant que son courage, il s'est précipité au secours des nombreuses victimes.

Frank Eggmann avait tendance à dire à sa famille, à ses amis, pour les rassurer Il peut y avoir des attentats à la périphérie de Tel-Aviv, mais jamais au centre-ville! «Je viens seulement de réaliser que vivre à Tel-Aviv c'est aussi s'exposer au danger», affirme le vice-consul.

En tout cas, il a été très secoué par l'attentat, il en a subi «les contrecoups sur le double plan physique et moral». Après en avoir beaucoup parlé avec son épouse, ils ont décidé en commun de faire front, de retourner au train-train quotidien comme si de rien n'était. «C'est le meilleure antidote, dit-il, aux traumatismes de la violence».

Arnaud Gallay, chef du contingent suisse des observateurs internationaux à Hébron, vit dans une violence quasi ininterrompue. Malgré les risques de sa mission, il a le souci de faire respecter le droit humanitaire. Arnaud Gallay et les autres observateurs suisses sont sur le terrain jour et nuit, «même si le terrain brûle!».

Serge Ronen, Jérusalem

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