Navigation

L'alliance entre la Belgique et Swissair vole en éclats

Les choses ne s'arrangent pas entre Swissair et Sabena. Keystone Archive

Rien ne va plus entre les deux actionnaires de Sabena. Le gouvernement belge a rejeté l'offre de Swissair et s'apprête à saisir la justice pour arracher des prêts au groupe helvétique. Les syndicats, eux, bloquent un Airbus de Swissair à l'aéroport de Bruxelles. A Zurich, on dénonce une manoeuvre de diversion.

Ce contenu a été publié le 04 juillet 2001 - 08:27

Après avoir étudié, mardi, la dernière offre de Swissair Group - 275 millions d'euros (420 millions de francs), réparti à parts égales entre Swissair et l'Etat belge -, les autorités belges ont tranché: pas question de négocier une proposition jugée déraisonnable, cela reviendrait à reporter sur le gouvernement belge le poids de l'essentiel de la recapitalisation.

Lors de sa conférence de presse, le ministre des Participations publiques, Rik Daems, a annoncé que «l'Etat belge a décidé d'introduire une action judiciaire devant le tribunal de commerce de Bruxelles contre SAirGroup en vue de le faire condamner à mettre 529 millions d'euros à la disposition de Sabena en 2001 et 2002 sous forme de prêts ou de lignes de crédit». Les besoins en argent frais sont estimés à un milliard d'euros, dont la moitié pourrait provenir de la vente de filiales.

La Belgique passera à l'acte si Swissair ne respecte pas son engagement de prendre 85% des actions après la ratification prévue en fin d'année par les parlements belges des accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne.

Réaction du porte-parole de Swissair, Rainer Meier: les démarches judiciaires de l'Etat belge visent à camoufler le fait que celui-ci ne veut plus continuer de financer Sabena de concert avec la compagnie suisse.

«Pour l'heure, nous ne sommes pas attaquables en justice. Les accords bilatéraux ne sont pas encore ratifiés, ce qui ne permet de toute façon pas à Swissair de porter sa participation dans Sabena de 49,5% actuellement aux 85% pour lesquels elle s'était engagée», a expliqué M. Meier à l'ats.

Rainer Meier rejette aussi les accusations de mauvaise gestion, en argumentant qu'avec ses 50,5%, l'Etat belge est toujours majoritaire au conseil d'administration de Sabena et porte de ce fait aussi la responsabilité de sa situation actuelle.

De leur côté, les syndicats belges ont réagi mardi soir en bloquant un Airbus A321 de Swissair à destination de Zurich sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles. «Il s'agit d'une action symbolique» de vingt-quatre heures, a expliqué un syndicaliste à la radio belge. Il a précisé qu'à l'avenir, les actions pourraient se radicaliser si la compagnie suisse ne revoit pas ses positions.

swissinfo avec les agences et Thierry Zweifel, à Bruxelles

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?