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Klaus Schwab réinvente le WEF

Le patron du WEF demande aux dirigeants politiques et économiques de prendre leurs responsabilités. Keystone

Cette année, le patron du WEF veut faire souffler «un nouvel esprit de solidarité globale» sur la station grisonne de Davos.

Ce contenu a été publié le 19 janvier 2005 - 15:47

Klaus Schwab souhaite donner «un nouveau départ» au WEF, en faisant de son forum la tribune privilégiée des nouveaux acteurs de la politique mondiale.

Du 26 au 30 de ce mois, les «leaders» du monde globalisé se retrouvent dans la station grisonne sous l’égide d’un mot d’ordre: «Taking responsability for tough choices». Ou comment prendre les choses en mains…

«Le meeting de Davos va mettre en scène les nouveaux acteurs politiques et économiques, parmi lesquels le nouveau président ukrainien ou le nouveau président de la Commission européenne», précise Klaus Schwab.

Et le président et fondateur du WEF d'ajouter: cette édition sera aussi «le miroir de l'état complexe et dangereux du monde».

Mahmoud Abbas confirmé

«Le Proche-Orient sera un thème de discussion également, indique Frédéric Sicre, directeur du WEF. Le président de l’Autorité palestinienne fraîchement élu Mahmoud Abbas a confirmé sa présence les 27 et 28 janvier.»

Cela dit, la question des finances et du commerce mondial occupera également une bonne place dans les discussions.

Les déséquilibres budgétaires et commerciaux ainsi que l'essor des échanges de marchandises constituent aux yeux des organisateurs du WEF des éléments à maîtriser et à favoriser pour contribuer au développement de tous les pays.

Le WEF annonce en outre une innovation qu’il souhaite essentielle. Lors de l’ouverture du forum, une session plénière décidera des six questions à placer en tête de l’agenda mondial cette année.

Au total, douze sujets sont proposés aux congressistes parmi lesquels l'Europe, le changement climatique, le Proche-orient, la Chine, le commerce mondial.

Une mondialisation plus juste, l'état de l'économie mondiale, la gouvernance globale, les armes de destruction massive et le leadership des Etats-Unis sont aussi inscrits au programme.

Doper le cycle de Doha

Plus de 20 ministres en charge de ces dossiers feront le voyage de Davos. Parmi eux, Joseph Deiss et Hans-Rudolf Merz, les ministres helvétiques de l’économie et des finances (5 conseillers fédéraux seront sur place).

Le premier présidera un mini-sommet destiné à faire avancer les négociations du cycle de Doha dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

«Davos n'est pas, comme on nous le reproche, qu'un lieu de rencontre pour le monde des affaires. Ce meeting est très largement ouvert sur la société civile», précise Klaus Schwab.

Quelque 170 participants interviennent dans l'enseignement, la recherche et l'innovation sociale. «Davos est une communauté multi-sectorielle qui travaille dans un esprit constructif et optimiste».

Par ailleurs, selon son fondateur, le Forum de Davos présente deux différences essentielles par rapport au Forum social qui se tient au Brésil. «Davos ne véhicule pas une idéologie spécifique à l'inverse de Porto Alegre.»

En outre, «le Forum de Davos se donne pour tâche d'identifier les initiatives qui permettront de franchir de nouvelles étapes et de mobiliser plus de citoyens», ajoute Klaus Schwab. C'est également une opportunité de découvrir ce qui est «en train de se passer» dans le monde.

Visages et figures

Des visages connus et moins connus sont annoncés dans les Grisons. Parmi eux, le directeur général de l'OMC Supachai Panitchpakdi, le fondateur de Microsoft Bill Gates, le nouveau numéro deux du gouvernement israélien Shimon Peres, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le candidat malheureux à l'élection présidentielle américaine John Kerry et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Seront également de la partie la secrétaire générale d’Amnesty international Irene Khan, Jakob Kellenberger, président du CICR ou encore les acteurs Richard Gere, Angelina Jolie et Sharon Stone, ainsi que les musiciens Bono et Peter Gabriel.

swissinfo et les agences

Faits

La réunion annuelle du WEF 2005 se déroule du 26 au 30 janvier.
2250 participants de 96 pays seront présents dans la station grisonne.
Dont vingt chefs d'Etat et de gouvernement
70 ministres
26 responsables religieux
15 leaders syndicaux
50 représentants d'organisations non gouvernementales
Et des dizaines de chefs d'entreprises.

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En bref

- Sur mandat du WEF, un sondage mené auprès de 60'000 personnes dans 60 pays indique que les problèmes prioritaires aux yeux de la population sont la pauvreté et le terrorisme (préoccupation centrale pour 14% des sondés), la promotion de la paix et l’encouragement à la croissance (13%).

- Le même sondage montre que selon 73% des sondés dans le monde, les leaders ne font pas assez d'efforts pour éliminer la misère, la faim et le fossé entre possédants et démunis. Les critiques les plus vives proviennent d'Europe de l'Ouest, en particulier de la Suisse.

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