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Journalistes en butte aux tracasseries américaines

Pour obtenir un visa, les journalistes doivent se déplacer à l'ambassade américaine de Berne. Keystone Archive

Les journalistes étrangers se rendant aux Etats-Unis rencontrent des conditions de travail toujours plus difficiles.

Ce contenu a été publié le 02 juin 2003 - 17:07

Editeurs et journalistes suisses protestent auprès de l'ambassade américaine et du ministère suisse des Affaires étrangères.

«Les citoyens suisses n'ont pas besoin d'un visa pour se rendre aux Etats-Unis, mais les journalistes suisses si», déplore Klaus Rozsa, président des journalistes du syndicat Comedia.

«Pour y aller en reportage, il faut faire une demande de visa, remplir deux formulaires, se rendre personnellement à l'ambassade américaine de Berne et y rencontrer un membre du service de presse», explique Klaus Rozsa.

«L'employé nous demande notamment pourquoi nous nous rendons aux Etats-Unis et qui nous allons y rencontrer, poursuit-il. Pour couronner le tout, il faut téléphoner à un numéro coûtant 2,5 francs la minute pour organiser ces différentes démarches administratives.»

Dévoiler son cursus militaire

De plus, certaines questions des autorités américaines posent problème. Par exemple, celui qui demande un visa doit indiquer dans les formulaires la nature de ses activités militaires en Suisses.

«Donner de telles informations à un Etat étranger est condamnable en Suisse, rappelle Klaus Rozsa. Mais nous sommes également condamnables aux Etats-Unis si nous donnons de faux renseignements.»

En fait, les journalistes n'ont pas vraiment le choix. Ils sont obligés de disposer d'un visa spécial pour exercer leur métier aux Etats-Unis.

«Il y a deux semaines, six journalistes français qui n'avaient pas ce visa ont été arrêtés et retenus pendant plus de 20 heures, indique Klaus Rozsa.

Micheline Calmy-Rey appelée à la rescousse

Journalistes et éditeurs suisses dénoncent ces mesures entrées en vigueur le 24 mars. Ils ont donc adressé une lettre de protestation à l'ambassade américaine.

Cette lettre est signée par Presse Suisse (qui regroupe les éditeurs alémaniques), par les éditeurs romands et tessinois, ainsi que par le syndicat Comedia, le syndicat suisse des mass médias (SSM) et la Fédération suisse des journalistes (FSJ).

Une copie de cette lettre a également été remise à Micheline Calmy-Rey, la ministre suisse des Affaires étrangères.

«Nous souhaitons qu'elle intervienne auprès des autorités américaines pour mettre fin à ces tracasseries administratives», déclare Klaus Rozsa.

swissinfo, Olivier Pauchard

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